SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 8 December 2021, Wednesday |

À propos du gouvernement de la milice du Hezbollah au Liban

Le rôle joué par la milice iranienne du Hezbollah au Liban aujourd’hui est similaire dans sa forme et son contenu au rôle de l’Organisation de libération de la Palestine dans le passé, lorsqu’elle a fait du Liban un point de départ pour son travail.Cependant malgré les pratiques de l’organisation à l’époque, c’était une organisation qui invoquait une cause. Quant à la milice iranienne au Liban elle pensait que son existence est éternel.

Et si le Hezbollah revoit l’histoire, il sera certain qu’il ne s’agit que d’une milice.Et ses opérateurs à Téhéran le gèrent comme ils l’entendent, et ils connaissent leurs meilleurs intérêts.Le gouvernement libanais attend toujours l’issue de la crise créée par un ministre avec les pays du Golfe, et personne ne pousse ce ministre pour démissioner, et ils ne connaissent pas l’ampleur des sanctions qui attendent le Liban.

Les responsables de ce gouvernement pensent qu’ils sont en sécurité, alors que la milice du Hezbollah contrôlent tous.Le moindre mot que disent ses dirigeants, c’est qu’ils aimeraient « éloigner Bitar » et l’attaque par les troupeaux de milices contre la population à Ain al-Rummaneh, et chaque fois que les dirigeants du Hezbollah, dont le dernier est Naim Qassem, attaquent les forces libanaises il devient certain que cette organisation porte des armes hors du cadre de la légitimité et elle est le représentant illégitime d’Iran.

Cette milice exécute ses ordres, et après avoir détruit le Liban et appauvri son peuple, elle va trop loin en renversant les faits, et la vérité est qu’ils ont envahi Ain al-Remmaneh, et tout le monde savait que le Hezbollah est prêt à utiliser ses armes à l’intérieur , et le langage médiatique et politique pratiqué par les éléments iraniens au Liban ces jours-ci n’est pas seulement un langage électoral,mais plutôt une stratégie iranienne qui repose sur une nouvelle base de comportement pour faire face aux événements.

Le premier est que l’Iran qui est obligé de retourner à Vienne, après la non levée des sanctions, considère le Liban comme une carte de négociation permanente, avec le critère du contrôle du Hezbollah sur l’État.

Deuxièmement: L’effondrement actuel de l’État libanais ne nuit pas tant à l’Iran qu’il le fait parier sur des surprises, et ces surprises en elles-mêmes sont préjudiciables à l’État libanais, et sont parfois immuables en raison de l’absence de l’État au Liban.

Le troisième: le dernier envoyé de l’Iran au Liban, Ismail Qaani, chef de la milice terroriste Al-Quds au sein des Gardiens de la révolution terroristes, a apporté au Hezbollah une nouvelle feuille de route, portant des plans infernaux.

Quatrièmement: Tout bouleversement sécuritaire au Liban dans les prochains jours dont le but est, comme le veut l’Iran, de mettre l’armée libanaise dans une position peu enviable, et de la rendre incapable de déchiffrer le dangereux stratagème iranien.

Cinquièmement: Le mouvement populaire doit être présent et d’une manière organisée qui garantisse de trouver un terrain pour une confrontation pacifique de tous les facteurs d’insécurité prévus par les Iraniens au Liban, d’autant plus que les prochains jours sont pleins de surprises.