SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 May 2022, Sunday |

Al-Rahi contre les 100 000 combattants

Par le biais de l’écran d’État de « Lebanon TV », le patriarche maronite Saint Bishara Boutros-Rahi a lancé une série de positions qui ne sont pas étrangères à ses positions précédentes dans lesquelles il a mis les points sur les lettres et dirigé « directement » vers les alliés du Hezbollah en l’interrogeant sur la résistance de ce dernier, qui était dirigée contre Israël, alors qu’elle est devenue aujourd’hui en Syrie, en Irak, au Yémen et en Russie . Il a clairement accusé l’Iran de la violation de la souveraineté du Liban car il considère le Hezbollah comme une résistance à part entière. Le choix de l’écran d’État a des implications, selon une source spéciale à Sawt Beirut International.

La source a ajouté que les paroles du patriarche selon lesquelles l’État ne peut pas avoir deux pouvoirs, deux administrations, deux politiques et une armée responsable de la sécurité du pays et des citoyens sont un message clair pour les personnes concernées, en particulier le président Michel Aoun, après l’interruption de la communication avec le palais de Baabda, à l’exception de la participation de ce dernier à la messe de Pâques, qui n’a pas porté ses fruits pour le prince héritier parce que le Hezbollah n’a pas reculé de ses « non ».

Selon la source, le patriarche Al-Rahi n’a pas besoin de 100 000 combattants pour tenir tête à ceux qui veulent profaner la souveraineté du Liban et n’ont pas besoin d’armes intelligentes, de missiles et de drones parce que son arme est la parole et la foi de la grande majorité du peuple libanais, musulmans et chrétiens, qui se sont battus férocement à travers leur unité face à toutes les occupations avant l’établissement de la république, qui est née parmi les besoins de ses fils de différentes sectes.

La République libanaise a tenu sa présidence de maronite et ne peut être détruite par leurs mains après la grande lutte des patriarches, commençant par le patriarche Youssef Al-Howayek au défunt patriarche maronite Saint Nasrallah Boutros Sfeir, qui a élevé la voix contre l’occupation syrienne, qui gouverne les articulations du pays et ses sanctuaires nationaux, qui l’a terrorisé par tous les moyens à l’assassinat politique du président martyr Rafic Hariri, qui n’a pas reculé et n’a pas été intimidé par les menaces de ce régime jusqu’au sa martyre et ici la source pose la question où le Courant patriotique libre et son président, l’ancien ministre Gibran Bassil, qui dans ses discours ont rappelé l’anniversaire du 13 octobre, jour de l’exil du général Aoun en France, et qui s’est déclaré prêt à visiter le régime de Bachar al-Assad, qui a tué et arrêté les meilleurs officiers de l’armée libanaise, ne mérite pas de s’interroger sur leur sort, qui se sont battus dans cette bataille pour des slogans lancés par le général Michel Aoun et n’ont pas fui leurs responsabilités même dans les derniers instants lorsque le président Aoun a quitté le palais de Baabda vers l’ambassade française où un cessez-le-feu a été déclaré alors que des éléments de l’armée continuent de se battre sur les lignes de front pour défendre le palais présidentiel et le ministère de la Défense, qui a été repris par l’armée du régime d’Assad.

La source conclut si le chef du « courant » a la capacité de demander à son allié de connaître le sort de ces héros s’ils sont encore en vie ou s’ils sont morts dans les prisons du régime, plus des près de 600 détenus, et de la capacité de son allié le Hezbollah, qui s’est tenu en première ligne de défense du régime syrien à connaître leur sort et à faire un cadeau à son allié avant les élections, mais la marche de l’alliance entre les deux équipes a prouvé depuis « l’Accord Mar Mkhaël » que les cadeaux sont sur les épaules du « courant » pour récolter des gains qui ne dépassent pas une partie de la sièges pour garder le parapluie chrétien sur le projet du Hezbollah.

    la source :
  • Sawt Beirut International