SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 31 January 2023, Tuesday |

Aoun et Diab… Vont-ils rester ensemble jusqu’à la fin du mandat ?

Il n’est pas exclu que le président Hassan Diab soit le dernier Premier ministre de ce mandat.

Contrairement à tous les reculs dont le général Michel Aoun a été témoin, il veut, à travers ce qui lui reste de son temps, soit exactement quinze mois, enregistrer qu’il a accompli quelque chose au niveau du pouvoir exécutif, comme réussir, par exemple, à parvenir à une rotation dans les ministères souverains, notamment des finances, de l’intérieur, de la justice et des affaires étrangères.

Aoun fixe un plafond de rotation plus élevé au ministère des Finances, ce qui signifie qu’il annule la troisième signature, celle chiite, en sa qualité de ministre des Finances.

Ce plafond est difficile à pénétrer pour plusieurs raisons dont les plus importantes sont :

Le Hezbollah et le mouvement Amal ont adhéré à ce sac, et le président Aoun a reconnu cette adhésion.
Et une référence constitutionnelle à « Sawt Beirut International » dit : « Pourquoi le président Aoun ne s’est-il pas engagé dans la bataille de la rotation et la bataille du ministère des Finances, depuis la première ère de gouvernement ?

Sont mandat était au sommet de sa puissance, et il était très difficile de tenir tête à sa politique, et peut-être s’il avait soulevé la question de la rotation, il aurait pu y parvenir. Quant à aujourd’hui, comment peut-il y parvenir, alors qu’il est à la fin sont mandat, et que la plupart des forces sont contre lui ?

Et quand il a trouvé impossible de prendre le ministère des Finances, il a voulu prendre le ministère de l’Intérieur.

Des proches du palais de Baabda rappellent que le ministère de l’Intérieur a été récemment repris par deux ministres affiliés au président de la République :

L’avocat Ziad Baroud et le général de brigade Marwan Charbel.

Le président Michel Suleiman est-il « plus fort que le président Michel Aoun », pour pouvoir nommer Ziad Baroud au ministère de l’Intérieur, « alors qu’Aoun ne peut pas le nommer ?

Et rapidement, la mine a explosé, entre le président de la République et le président désigné, alors s’est-il précipité pour accepter la mission ?

Où sont les garanties internationales dont il a parlé ?

Si ces garanties sont françaises, sur combien de garanties françaises ses prédécesseurs ont-ils parié ?

Le président Aoun n’est pas préoccupé par les prochaines sanctions européennes.

Il n’a pas peur de s’en prendre à son « gendre », le chef du Mouvement patriotique libre, Gibran Bassil, qui, à cause des sanctions américaines à son encontre, a failli dire : « Je suis le noyé et je n’ai pas peur de se mouiller. »

La question est : qui vit sous la pression des sanctions américaines, comment les sanctions européennes les affecteront-elles ?

Dès lors, son adhésion au ministère de l’Intérieur est bien plus importante que son retrait, par crainte de sanctions européennes.