SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 15 August 2022, Monday |

Aoun… « Ils veulent que je parte rapidement »

A l’approche de la fin du mandat du président Michel Aoun, chacun espère tourner la page de la sombre et pire époque de l’histoire du Liban car il a amené le Liban à des effondrements économiques, financiers et sécuritaires sans précédent.

Les aounistes vivent dans un état d’hystérie politique, comme s’ils ne croyaient pas que le mandat était sur le point de se terminer, d’autant plus qu’ils ont passé les années dans l’obstruction et les querelles politiques sans résultat significatif.

Et tous ceux qui visitent le Palais républicain rapportent que le président Aoun dit à ses visiteurs : « Ils veulent que je parte rapidement mais qu’ai-je fait de mal? » Les visiteurs ajoutent qu’Aoun se rend compte qu’il n’a rien fait pour le Liban, mais sa principale préoccupation était d’aider son gendre, le représentant Gebran Bassil, d’assurer sa continuité et de le promouvoir à la présidence de la République. Mais les souhaits d’Aoun ne se sont pas réalisés et se sont « heurtés » aux alliés avant les adversaires.

Des visiteurs citant Aoun, disent au site « Sawt Beirut International » que la présidence l’a rendu impopulaire et que les ennemis sont devenus plus que des amis. Et que s’asseoir sur la chaise de Baabda l’a plongé dans une guerre qui n’est pas terminée à ce jour, et qui continuera même après la fin du mandat. »

Les visiteurs ont indiqué que le président Aoun est mécontent de ses alliés, qui l’ont soutenu pour atteindre Baabda, puis lui ont dressé des obstacles dans le but d’affaiblir le mandat. Et puis la crise économique est venue creuser les blessures du mandat, en plus du Corona et de bien d’autres facteurs étrangers qu’Aoun ne supportera pas seul.

Les visiteurs ont souligné que les armes du Hezbollah étaient un élément essentiel de la détérioration de l’état du mandat. Le président de la République se rend compte que marcher derrière une arme illégale va l’affaiblir et la placer dans la catégorie du ciblage local et extérieur, mais il ne peut aller vers la stratégie défensive consistant à placer les armes dans le cadre de l’État pour plusieurs raisons.La plus importante est l’immaturité de cette idée au sein de l’axe de la résistance, même si le parti en a parlé, mais la vérité est complètement contraire. Il recevait des messages du parti disant que « ce n’est pas le moment, Monsieur le Président ». Aoun a fermé les yeux sur la question afin de passer son mandat avec le moins de pertes possible et de ne pas créer un problème supplémentaire dans l’arène libanaise.

Les visiteurs ont poursuivi, citant Aoun, que les sanctions américaines contre Bassil restreignaient le mouvement du mandat et freinaient tout processus de réforme, et la seule préoccupation était de savoir comment lever les sanctions contre Bassil en vue de sa candidature à la présidence, car avec les sanctions des États-Unis, il n’y a aucun espoir pour Bassil d’atteindre Baabda.

    la source :
  • Sawt Beirut International