SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 7 December 2022, Wednesday |

C’est ce que les États du Golfe ont informé les ambassadeurs du Liban lors de leur convocation.

Les positions irresponsables répétées à l’égard du Golfe et de la question yéménite à travers les mots du ministre de l’Information George Kurdahi et avant lui à travers les mots de l’ancien ministre des Affaires étrangères Charbel Wehbeh, soulèvent à nouveau la politique étrangère à adopter pour le Liban et le gouvernement en particulier en ce qui concerne la nécessité de réformer la situation avec les pays arabes.

Des sources diplomatiques révèlent à Sawt Beirut International que les États du Golfe qui ont convoqué leurs ambassadeurs, à savoir l’Arabie saoudite, le Koweït, Bahreïn et les Émirats arabes unis, les ont informés qu’ils ne voulaient aucune internemtion dans leurs politiques, et qu’ils n’interféraient pas avec les politiques du Liban.

Elle les a également informés que le Liban devait mettre fin à l’insécurité politique et qu’il considérait que ce qui avait été dit était offensant pour ses pays, même si cela avait été dit avant que Kurdahi ne prenne le contrôle du ministère de l’Information.

Les sources ont déclaré que le ministère yéménite des Affaires étrangères n’avait pas convoqué l’ambassadeur libanais au Yémen Hadi Jaber pour l’informer de la position yéménite, ce qui est répréhensible car l’ambassadeur ne réside pas dans le pays.
Au lieu de cela, l’ambassadeur du Yémen à Beyrouth, Abdullah al-Daais, rendra visite au ministre des Affaires étrangères Abdullah Bou Habib, où il délivrera un message yéménite de désapprobation de la position de Kurdahi.
Les sources ont également expliqué que l’ambassadeur Jaber avait soumis ses lettres de créance au président yéménite Abed Rabbo Mansour Hadi à Riyad parce que le président y vit.
D’ailleurs, parce que l’ambassadeur libanais ne veut pas rester à Sanaa, afin d’éviter d’être perçu comme une reconnaissance par le Liban des Houthis qui contrôlent cette région. L’ambassadeur Jaber était ambassadeur au Yémen entre Riyad et Beyrouth. Il a même servi à l’ambassade du Liban en Sierra Leone il y a un an et un mois il y a environ 7 mois. Il a servi pour les deux ambassades au Yémen et en Sierra Leone à cette époque.

Les sources révèlent également que la position officielle du Liban sur la question yéménite relève de ce qui suit: le respect de la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l’ONU de 2015 sur le Yémen, qui comprend le soutien à la légitimité et la non-reconnaissance d’une autorité de facto.
Ainsi, le Liban officiel ne reconnaît que le gouvernement légitime, dirigé par le président yéménite Abed Rabbo Mansour Hadi, ce qui signifie qu’il ne reconnaît pas les Houthis.
En outre, la position du Liban est pleinement conforme à la position arabe adoptée au sein de la Ligue arabe sur le problème du Yémen. Le Liban soutient également la position du Golfe en rejetant les interventions iraniennes au Yémen et dans d’autres pays arabes. Il appelle à la stabilité du Yémen, à la paix, à la fin de la guerre et au sit-in des parties à la table du dialogue interne pour parvenir à un accord sur l’avenir du Yémen.

La question posée par les sources est la suivante: pourquoi certains responsables continuent-ils à viser les intérêts du Liban et les opportunités qu’il pourrait avoir si ses relations politiques dans le Golfe étaient mieux lotis qu’elles ne le sont actuellement?
Pourquoi personne n’a-t-il visé ceux qui sont derrière le mouvement médiatique des mots précédents pour prendre en charge la responsabilité du ministre et qui sévissent les conflits? Le Liban a besoin d’un changement qualitatif vers le Golfe, et ce qui s’est passé est de prendre plus de recul qu’il ne l’a été.