SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 19 September 2021, Sunday |

Comment le président Aoun accepte-t-il ce qu’il critiquait?

Avant l’accession de Michel Aoun à la présidence, et lorsqu’il était à la tête du bloc du Changement et de la réforme,a commencé un de ses discours en parlant du « cahier de note » sur lequel le propriétaire d’un petit magasin inscrit ses chiffres.

Aoun critiquait les gouvernements successifs pour ne pas avoir publié les budgets.Il voulait dire que « le « cahier de note » de ce commerçant vaut mieux que les comptes de vos gouvernements ».

Aujourd’hui, le général Aoun est président de la république, et il a oublié le « cahier de note ».Il a semblé généreux,comme les gouvernements qu’il a critiqués, et a décidé avec d’autres de renouveler les subventions aux carburants de l’argent des déposants,comme le faisaient les gouvernements précédents.

Le président Aoun, le président Diab et le gouverneur de la Banque du Liban ont « accepté » la proposition du ministère des Finances de demander à la Banque du Liban d’ouvrir un compte temporaire pour couvrir les subventions urgents et exceptionnels en carburant de l’essence, du diesel, du gaz domestique et de la maintenance des centrales électriques.Cela représente la valeur de la différence entre le taux de change du dollar américain selon la plate-forme « Sayrafa » et le prix du tableau, qui est fixée à 8000 L.L.

Explication: Le prix du dollar sur Sayrafa est 16 500 livres, soit presque le double des 8 000 livres, alors qui paiera la différence? La déclaration de Baabda renvoie la question au budget 2022, en disant: « Ces différences seront payées selon le budget 2022. » Mais de quel budget parle la déclaration de Baabda?Quel gouvernement préparera ce budget? La déclaration de Baabda a-t-elle oublié sur quelle base les dépenses sont effectuées en raison de l’absence du budget de cette année?Comment le président Aoun accepte-t-il ce qu’il critiquait? Pourquoi ne se souvenait-il pas du « cahier de note » des revenus et des dépenses?

Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salameh, a violé la déclaration de Baabda.Salameh a expliqué à Reuters que « la différence entre le taux de la plateforme « Sayrafa » et le prix de subvention est 8000 livres et le gouvernement est responsable de les payer.

Une « confusion »: Salameh demande au gouvernement de payer la différence, mais comment le gouvernement fournira-t-il l’argent?Le gouvernement demande-t-il de le prélever de l’argent des déposants pour le verser à la Banque du Liban?

C’est une hérésie claire:

La déclaration de Baabda renvoie la question de « la valeur de la différence » au budget 2022.
La déclaration du gouverneur exige que le gouvernement paie, sachant qu’il ne peut pas payer.
Alors, « oh déposant,paie ce qu’il te reste des réserves obligatoires ».

Les scandales et les hérésies ne s’arrêtent pas là.La déclaration de Baabda n’a pas noté « la contrebande » en citant les causes de gaspillage, elle a juste signalé le « stockage et l’exploitation des stocks pour réaliser des profits illégaux ».On ne sait pas si cela était un oubli ou intentionnelle.Ce qui a incité le chef du gouvernement intérimaire à publier une autre déclaration dans laquelle il a tenté de dissimuler les failles de la déclaration de Baabda en ajoutant la contrebande.

Quelle merveilleuse « harmonie »!Trois se réunissent pour étudier une proposition et ils émettent ainsi trois déclarations contradictoires.