SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 December 2022, Thursday |

Comment Washington bénéficiera-t-il de la préoccupation de l’Iran pour la révolution intérieure ?

L’attention se tourne vers la carte de la coopération américano-israélienne dans la région face à l’Iran et à ses alliés et vise à limiter son influence, car il y a eu des développements dans ce domaine au cours des deux dernières semaines, à travers lesquels les effets de l’alliance qui les lie et ce que cela reflète sur leurs objectifs ont été réaffirmés. Mais la question reste de savoir quelle place du dossier présidentiel libanais dans l’équilibre des relations internationales-régionales, et s’il s’agit d’un dossier sujet à compromis pour les Américains ou s’il prendra le chemin de la pression maximale pour l’arrivée d’un président qui bénéficie de la pleine approbation des Américains. Washington profitera-t-il de l’occasion pour l’Iran d’être préoccupé par la révolution interne ?

Des sources diplomatiques occidentales ont déclaré à Sawt Beirut International que la carte d’action américano-israélienne avait tendance à se durcir, en particulier après que Benjamin Netanyahu soit devenu Premier ministre à la suite des élections à la Knesset. Dans le dossier syrien, les deux parties ont réaffirmé la nécessité d’empêcher l’Iran et son allié le Hezbollah d’acquérir des armes avancées.

Par conséquent, Israël cible à nouveau les aéroports syriens ou les dépôts d’armes dont il se rend compte qu’ils passeront de la Syrie au Hezbollah au Liban, car il veut non seulement un front tranquille dans le sud de la Syrie, mais aussi dans le sud du Liban, et l’accord de démarcation de la frontière libano-israélienne n’est rien d’autre qu’un lien entre Israël et le Hezbollah et une entente indirecte pour maintenir le front sud calme pendant une longue période qui permet au Liban et à Israël d’investir leurs richesses gazières et pétrolières.

Au niveau irakien, des sources diplomatiques confirment que Washington n’autorisera pas le pouvoir des armes sur les nominations ministérielles dans le nouveau gouvernement, de sorte que l’administration américaine boycottera tout ministre irakien affilié à un parti que Washington a inscrit sur la liste des terroristes. Cela oblige l’Irak à reconsidérer certains ministres, d’autant plus qu’il y a ceux qui veulent couper les liens avec Washington et aller complètement vers l’Iran.

Quant au Yémen et au Golfe en général, jusqu’à la Syrie et au Liban, Washington insiste, avec Israël, sur un objectif stratégique : briser le pont aérien, terrestre et maritime reliant l’Iran aux quatre capitales arabes de Sanaa, Bagdad, Damas et Beyrouth, que l’Iran s’est toujours enorgueilli d’occuper quatre capitales jusqu’à la Méditerranée. Washington et Tel-Aviv considèrent tous deux que le pont reliant l’Iran à ces capitales a conduit à une violation de la sécurité de la région, de sorte que tous les couloirs reliant l’Iran aux pays arabes seront resserrés plus strictement, et cela se fait en intensifiant le ciblage des pétroliers iraniens camouflés par mer, terre et air. Les sources ont souligné la présence de sous-marins et d’équipements militaires israéliens avec la marine américaine dans les eaux du Golfe surveillant cette zone. Ainsi, la région sera témoin d’une escalade contre le comportement de l’Iran dans la région, qui va maintenant au-delà de la participation à la guerre russe contre l’Ukraine et de l’enlèvement d’Européens à l’intérieur de l’Iran. Cela a conduit à une augmentation des sanctions européennes contre le CGRI et d’autres organismes et entités iraniens.

Par conséquent, les sources soulèvent des questions sur la performance de Washington dans le dossier présidentiel libanais et si l’atmosphère intransigeante concernant l’influence de l’Iran dans la région lui sera retirée, ou si l’administration attend le résultat du rôle Français « consensuel » pour s’en inspirer ?

    la source :
  • Sawt Beirut International