SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 January 2023, Friday |

Conférence de Baghdad II…Le développement conjoint est un moyen de parvenir à des accords politiques

La France a poussé, avec tout son poids politique international, à un accord entre les piliers du sommet des pays voisins de l’Irak, pour tenir la conférence de Baghdad 2 en Jordanie demain, mardi. La conférence risquait de ne pas être convoquée en raison des relations tendues entre la France et l’Iran et entre l’Europe et l’Iran, dans le contexte de la répression brutale des manifestations en Iran, et de l’entrée de l’Iran dans la guerre contre l’Ukraine, même si cette intervention ne détermine pas le sort de la guerre.

La tenue du sommet est très importante, car la diplomatie est toujours active, même si les invités ne savent pas si le président iranien Ebrahim Raissi participera personnellement, ou s’il déléguera le ministre des affaires étrangères, ou si l’Iran sera représenté au niveau des ambassadeurs.

Des sources diplomatiques occidentales ont déclaré à « Sawt Beirut International » que la situation de l’Iran n’est pas facile, ni à l’intérieur ni à l’extérieur, car il est attaqué pour de nombreuses raisons, dont les plus importantes sont la méthode de répression et la tentative d’échapper aux négociations de l’accord nucléaire. Cependant, il est difficile pour elle de participer à un niveau faible, d’autant plus que l’invitation jordanienne à son égard signifie que les personnes réunies veulent lui parler, même si des questions restent en suspens.

Cependant, la possibilité d’une présence importante existe toujours, car la représentation au niveau des ambassadeurs parmi les chefs d’État n’a aucune valeur. Ainsi, la France ne considère pas qu’il soit obligatoire de reporter le sommet, plus d’un an après sa première réunion en Irak en août 2021.

Selon les sources, la France pense que le sommet permettra une reprise du dialogue saoudo-iranien et franco-iranien, ce qui se traduit par une solution aux dossiers régionaux, ou du moins un apaisement après la grande tension dans la région.

Si l’Iran participe au sommet à un haut niveau, cela signifie que les contacts préparatoires au sommet sont relativement réussis, et cela affecte le dossier du Liban, car la France fait pression dans le sens de ne pas laisser le Liban seul, et le président français Emmanuel Macron s’est engagé à se tenir aux côtés du Liban pour qu’il ne tombe pas et ne s’effondre pas complètement.

Il n’est pas certain que Macron se rende à Beyrouth pendant son séjour dans la région, mais s’il n’y a pas une solution pour le dossier présidentiel, il est possible qu’il ne se rende pas au Liban. Tout cela repose sur les données françaises et les préparatifs du sommet, et si des progrès sont constatés dans les relations avec l’Iran. Rien n’est prêt maintenant et n’a été préparé pour permettre une percée, du moins dans le dossier libanais, mais il n’est pas impossible que des positions avancées aient lieu si les parties au sommet veulent faire des avancées, et la performance des parties libanaises après le sommet indiquera l’étendue d’un résultat positif ou non.

Les sources ont dit que les sujets qui seront discutés lors du sommet sont le développement conjoint entre les parties, peut-être que cela garantira le rapprochement politique par l’économie et le développement, réduira la tension et sera un moyen de résoudre les conflits dans les dossiers.

Il n’y a rien d’impossible au Liban, mais la question nécessite une décision intérieure séparée de tout l’extérieur, car la moitié des forces intérieures est affectée par les parties internationales et régionales, et l’autre moitié est affectée par d’autres parties internationales et régionales. L’idée du développement conjoint comme moyen d’entente régionale est une idée française qui rejoint l’idée américaine qui a été mise en œuvre dans le cadre de l’accord de démarcation des frontières maritimes entre le Liban et Israël, pour apaiser les tensions et ouvrir une page de stabilité.

    la source :
  • Sawt Beirut International