SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

De la résolution 1701 à l’accord de démarcation : Que reste-t-il de la fonction des armes ?

A la lumière de la démarcation maritime entre le Liban et Israël, des questions surgissent de sources diplomatiques concernant le nouveau climat politique créé par l’accord entre le Liban et Israël. Certains affirment qu’il va affaiblir le « Hezbollah ». Mais le danger demeure que le parti continue à tourner ses armes vers l’intérieur, non seulement pour des raisons de sécurité, mais aussi pour obtenir des gains politiques. Naturellement, avec l’avancée de l’échéance constitutionnelle pour l’élection d’un nouveau président, nous découvrirons comment le parti réagit à cette élection et l’ampleur de son insistance sur un candidat loyal pour lui.

Les sources notent à « Sawt Beirut International » que le début du changement de la fonction des « armes du Hezbollah » tel qu’il est exigé au niveau international est ce qui a été établi par la résolution 1701, qui a incarné le calme dans le sud dans le cadre des équilibres internationaux et régionaux délicats. Des points d’interrogation ont été soulevés quant au rôle de l’arme du parti après cela, et l’importance d’arriver à une stratégie défensive qui serait une solution à cette question.

Maintenant, avec la démarcation, les pays, en particulier les États-Unis, démantèlent progressivement la fonction de cette arme. Ce que les résolutions internationales ne pouvaient pas faire, les ententes internationales régionales le font, jusqu’à ce que le parti devienne un « partenaire commercial d’Israël », selon l’ancien secrétaire d’État adjoint, David Schenker.

Par conséquent, les questions soulevées après l’accord de démarcation portent sur les points suivants :

– Tant qu’il y aura un accord sur la définition des frontières maritimes, le Hezbollah conservera-t-il ses armes de « résistance » sur terre et non sur mer ? Ces armes sont-elles pacifiques en mer et résistantes sur terre ?

– Comment le Hezbollah va-t-il continuer dans le principe du « Peuple, Armée et Résistance qui est stipulé dans les déclarations ministérielles des gouvernements libanais successifs, acceptera-t-il d’être amendé ? D’autant plus que le ton du Secrétaire général du parti a changé lorsqu’il a déclaré : « Il n’y a aucune objection à un accord avec Israël…Car ce pays n’est plus l’ennemi acharné ?

– Le « Hezbollah » acceptera-t-il la mise en œuvre de réformes internes qui mettent fin à la corruption qui sévit dans les administrations de l’État, qui écartent le système au pouvoir en faveur d’un système non corrompu, qui gèrent les revenus du pétrole et du gaz de manière saine et qui renforcent le trésor public et les conditions de vie du peuple, actuellement décimées par les crises que le système lui a imposées en raison de sa corruption ?

– Le Hezbollah acceptera-t-il d’abandonner son agenda régional iranien, en particulier en faveur de l’agenda libanais, et d’œuvrer à sa réouverture au niveau international et dans le monde arabe ? car cela constitue un soutien pour le Liban afin de le sortir du fond dans lequel il se trouve, car la richesse pétrolière seule ne suffit pas, et la situation de l’Irak qui se caractérise par une énorme richesse pétrolière est la plus grande preuve de la nécessité de synchroniser la richesse avec une performance nationale impeccable.

    la source :
  • Sawt Beirut International