SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

Déclin du mandat entre les élections de 2018 et 2022

Ce n’est pas un détail que le Mouvement patriotique libre se bat pour un siège orphelin au Kesrouan, qui aux élections de 2005 a remporté deux députés en 2018.
Ce n’est pas un détail pour le mouvement de supplier le Hezbollah pour un siège dans le district de Baalbek-Hermel.
Ce n’est pas un détail pour le président de la République, le général Michel Aoun, de passer une demi-journée à persuader le candidat Amal Abou Zeid de revenir sur sa décision de se retirer de la bataille électorale, après son âpre dispute avec l’autre candidat aouniste, Ziad Aswad.

Ce n’est pas un détail que le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, n’arrive pas à concilier entre le Dr Walid Khoury et Simon Abi Ramia à Jbeil, ou qu’il ne peut concilier entre Ibrahim Kanaan et Elias Bou Saab dans le nord du Matn, bien qu’il y a ceux qui parlent du retrait ambigu de Ghassan Moukheiber notant qu’il avait l’intention de se présenter aux élections, l’un des deux sièges orthodoxes de ce département.

Ce n’est pas un détail que le président de la République et le chef du Courant patriotique libre n’arrivent pas à concilier entre le représentant Farid al-Boustani et le candidat Naji al-Boustani.

Les exemples ci-dessus reflètent l’ampleur du déclin du mandat et du Courant patriotique libre, même si certains étaient arrogants et écrivaient avec une plume large sur « le Mont Baabda » les faits réfutent les slogans.

Ce qui est remarquable, c’est que dans chaque circonscription électorale, il y a un ancien candidat aouniste contre un candidat aouniste actuel:
L’ancien leader du Courant patriotique libre, Ziad Abs, affronte Nicolas Sehnaoui à Achrafieh.
Les deux anciens dirigeants du Courant patriotique libre, Naim Aoun (neveu du général Aoun) et Ramzi King face à Alain Aoun à Baabda.
Le chef du Courant patriotique libre, Randa Abboud, affrontait Ibrahim Kanaan dans le nord du Matn.

Dans le passé, qui aurait osé aller à l’encontre de la volonté du général Michel Aoun? Aujourd’hui, dans la phase de déclin, tout le monde n’est pas d’accord, ce qui a fait passer le stade de «l’exclusion» au stade de la «satisfaction», et la «satisfaction» est faite par les faibles et non pas les forts.

    la source :
  • Sawt Beirut International