SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 December 2022, Thursday |

Délégué français à Beyrouth bientôt

Bien que l’invasion russe de l’Ukraine ait attiré l’attention du monde et mobilisé les démarches diplomatiques des pays décideurs, les préoccupations concernant les questions et les problèmes régionaux et internationaux sont restées présentes, mais leur élan et leur rythme ont diminué.

Le monde d’aujourd’hui anticipe les changements, suit les développements sur une base quotidienne et se prépare à des avantages constitutionnels qui peuvent changer un bon nombre des équations et des avantages.
Au milieu de cette anticipation, la France laisse encore une partie de ses préoccupations pour le Liban, bien qu’à un rythme modéré, et elle enverra à Beyrouth dans les prochains jours le Coordonnateur spécial pour l’aide internationale, l’Ambassadeur Pierre Dukan, pour voir de près avec les responsables à Beyrouth où les négociations avec le Fonds monétaire international ont abouti, quelles sont les prochaines étapes? Et où sont les obstacles à cet égard?

Dukan abordera également l’aide fournie par la France lors de la conférence internationale, le président Emmanuel Macron a appelé de ses vœux le 4 août, qui s’élevait à 100 millions d’euros d’aide éducative, médicale et alimentaire pour le peuple libanais.

Dans le même contexte, la réunion qui s’est faite il y a quelques jours, en présence conseiller Français au Moyen-Orient, Patrick Dorel, et l’ambassadeur Dukan, avec une délégation saoudienne à l’Elysée, en présence du conseiller à la Cour royale saoudienne, Nizar Al-Alula, et de l’ambassadeur saoudien au Liban, Walid Al-Bukhari, a été fructueuse et importante.

Une source diplomatique arabe qui a participé à la réunion de Paris a confirmé au site « Sawt Beirut International », que les parties française et saoudienne ont discuté de plusieurs questions libanaises liées au mécanisme du Fonds fiduciaire français-saoudien pour soutenir le peuple libanais, qui a été convenu lors de la visite de Macron en Arabie saoudite, les réformes devant être menées par le gouvernement libanais, et les négociations en cours avec le FMI. Cette réunion conjointe a été l’occasion de renforcer la coordination entre les deux pays en matière d’aide humanitaire, éducative et sanitaire et de soutien au Liban.

Pourtant, le rétablissement de l’intérêt saoudien au Liban ne signifie pas que les choses sont revenues à la normale et que les relations entre les deux pays sont à leur apogée.

Ceux qui suivent les déclarations des deux parties, les Libanais et les Saoudiens, voient que le Royaume en particulier est toujours contrarié par certains responsables qui ont porté les choses au point où ils en sont arrivés entre les deux pays, malgré certaines assurances officielles données de temps en temps.

La source cité des responsables saoudiens confirmant à la partie française, que le Royaume est très désireux de jouer le rôle de modération sunnite au Liban, et est prêt à établir de meilleures relations avec le Liban, stipulant qu’il doit être accompagné d’une atmosphère politique générale, conditionnée par une série de mesures, que le gouvernement doit respecter, et spécifiquement liés à l’initiative koweïtienne et aux réformes politiques et économiques.

Et donc, nous ne pouvons pas déjà dire que les relations saoudiennes avec le Liban ont repris leur élan. Les premières mesures positives pourraient s’accompagner du retour de l’Ambassadeur Al-Bukhari à son travail à Beyrouth, ce qui est peu probable dans un avenir proche, tout comme tout le monde attend les résultats des prochaines élections législatives et les changements qu’ils pourraient survenir sur la scène politique au Liban.

    la source :
  • Sawt Beirut International