SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 25 May 2022, Wednesday |

Des files d’attente d’humiliation à Dubaï… après Beyrouth

Si le Liban avait eu une autorité exécutive qui se respecte et respecte son peuple, il aurait dû demander des comptes au ministre des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, (étant donné que sa demande de démission n’est plus réalisable, car le gouvernement est sur le point de démissionner, constitutionnellement, après la fin des élections législatives), pour l’erreur fatale qu’il a commise, concernant le vote des expatriés à Dubaï.

Il y a environ deux semaines, les parties concernées, en particulier le ministère des Affaires étrangères, ont été alertées de la nécessité de déplacer le centre de vote du siège du consulat libanais à Dubaï, en raison du manque d’espace, vers un autre centre plus spacieux, d’une manière qui accueille le nombre de Libanais inscrits sur les listes électorales. Le centre commercial de Dubaï a été proposé, et il a été présenté gratuitement. Mais cette demande vitale est tombée dans l’oreille d’un sourd au département d’État.

Par ailleurs, le consul du Liban à Dubaï a révélé dans une interview télévisée qu’il avait proposé au ministre des Affaires étrangères, depuis le début de cette année, de déplacer le bureau de vote du consulat vers un autre centre, mais sa demande a été rejetée par le ministre des Affaires étrangères Abdullah Bou Habib, affilié au chef du Mouvement national libre Gebran Bassil.
Est-ce ainsi que la communauté libanaise de Dubaï est récompensée ? Est-il puni pour tout ce qu’il a donné ?

Ce qui s’est passé devrait être placé non seulement sous la responsabilité du ministre des Affaires étrangères, qui reçoit ses directives du chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, mais aussi du Premier ministre Najib Mikati à travers sa question: comment peut-il accepter que les expatriés libanais soient humiliés à l’époque de son gouvernement?

Il n’y a pas d’explication à ce qui s’est passé si ce n’est que la plupart des membres de la communauté libanaise à Dubaï ne doivent pas allégeance au chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, alors il a décidé de les punir, et la punition est facile: instructions au ministre Abdullah Bou Habib et à l’équipe de Bassil au ministère des Affaires étrangères, qui à leur tour envoient des instructions au consul du Liban à Dubaï, qu’il en soit convaincu ou non.
La critique suffit-elle à elle seule ? Absolument pas, alors qu’est-ce qui est nécessaire? Simplement ce qui suit:

Les portefeuilles internes et externes, dans les gouvernements suivants, doivent être confiés à deux ministres neutres, car il a été prouvé qu’un ministre affilié à un parti ou à un mouvement particulier prend ses instructions du chef de son parti ou du chef de son Tayyar et non du gouvernement libanais.

Le vote électronique doit être approuvé par le lieu de résidence, de sorte que l’électeur n’a pas à se soucier de se déplacer d’un endroit à un autre.

Il s’agit d’un échantillon des propositions, et il doit être pris en considération, avec d’autres, de peur que le processus électoral ne soit une malédiction pour l’expatrié, au lieu d’être une occasion pour lui d’être fier de son pays, et de ne pas avoir honte de son pays, à cause de certains de ses dirigeants.

    la source :
  • Sawt Beirut International