SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

Des membres du Congrès demandent à Biden de ne pas l’ignorer en revenant au nucléaire

Avec l’approche de l’accord nucléaire entre les États-Unis et l’Iran est imminent, le président américain Joe Biden fait face aux protestations des membres du Congrès, notamment républicains, contre cette approche. Cependant, des sources diplomatiques occidentales ont clairement indiqué à « Sawt Beirut International » qu’il est très peu probable qu’elles puissent faire beaucoup ou faire pression sur l’administration pour qu’elle rétracte l’accord avec l’Iran, car Biden ne signe pas de nouvel accord, mais travaille plutôt à «revitaliser» l’accord précédent, qui a été signé en 2015, et Washington s’en est retiré en 2018 au mandat du président Donald Trump.

La position de l’administration est claire à cet égard dans sa vision sur l’Iran et qu’un retour à l’accord avec lui doit avoir lieu.

Des sources occidentales détaillent les raisons de l’objection des membres du Congrès désormais minoritaires, mais qui pourraient exercer davantage de pression s’ils remportaient les élections de mi-mandat au Congrès en novembre prochain. Les éléments les plus importants contenus dans leurs lettres à Biden sont:

-Le retour de Washington à l’accord nucléaire avec l’Iran se fait sans le soumettre au Congrès comme l’exige la loi. Le peuple américain aura l’opportunité de revoir l’accord par le biais du Congrès, d’autant plus qu’il débloquera en retour des dizaines de millions de dollars à la plus grande puissance participant au terrorisme, et qu’il lèvera les sanctions contre les terroristes.

Les membres du Congrès ont appris que le président Joe Biden est sur le point de dépasser le Congrès, considérant l’accord comme une sorte de « supplément » ou de « remaniement » du plan d’action pertinent qui a été soumis au Congrès en 2015.C’est ce qu’ils n’acceptent pas, car tout accord qui lie les États-Unis doit être soumis à l’avis du Congrès.

-Les faits imposés par l’Iran à travers son renforcement continu de son programme nucléaire après le retrait des États-Unis de celui-ci, nécessitent une approche différente, avec laquelle il n’est pas possible d’accepter une simple « refonte » du plan américain à ce sujet, afin d’empêcher tout non-engagement iranien d’arrêter ce qu’il a réalisé jusqu’à présent à cette époque.

-Continuer à ignorer le Congrès, c’est répéter les erreurs de l’ancien président américain Barack Obama. L’Iran doit démanteler ses capacités nucléaires et les dispositifs liés à ses capacités, ce qui l’empêche de construire une bombe nucléaire, et le président américain ne peut pas donner de garantie au Congrès à ce sujet.Avant cela, l’Iran doit arrêter ses actes terroristes, libérer tous les détenus américains et payer les frais du procès des victimes américaines résultant du terrorisme du régime iranien.

-Le Congrès abandonnera tout accord qui aurait dû être présenté au Congrès, et abandonnera toutes les ententes secrètes contenues dans l’accord, telles qu’obtenues lors de réunions en marge des négociations à Vienne.

-Ils travailleront par l’intermédiaire du Congrès pour réimposer des sanctions à l’Iran liées aux droits de l’homme, aux missiles balistiques, au terrorisme et à d’autres liées à la Banque centrale d’Iran et à la Compagnie nationale des pétroles.

Le Congrès reconsidérera sa tentative de reconsidérer les Gardiens de la révolution iraniens comme une organisation terroriste étrangère et d’étendre les sanctions à toutes les entités affiliées à l’Iran, en plus de travailler à se recentrer sur la résolution 2231 de l’ONU sur les sanctions imposées par le Conseil de sécurité à l’Iran.