SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 20 October 2021, Wednesday |

Du président infernal au gouvernement de l’enfer

L’impossible au Liban ces jours-ci se manifeste dans une triste réalité, qui peut se résumer en deux mots, un président qui a prêché l’enfer et y a emmené le pays, et une milice armée qui a emmené le pays vers l’enfer.Comment les institutions internationales telles que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale peuvent-elles prendre des mesures envers un Liban plein de corruption et où des milices contrôlent l’État?

Comment les pays peuvent-ils soutenir un pays épuisé qui n’a effectué aucune réforme au niveau administratif? Comment les pays arabes du Golfe en particulier peuvent-ils ouvrir leurs portes à Mikati, qui a fait venir un gouvernement controlé par l’Iran? Et tout le mouvement financier et économique ne fait que cacher les faits à l’heure où les positions sont oubliées.Même la prochaine déclaration ministérielle sera un modèle ridicule qui reflète les patrons de l’autorité et du gouvernement.

Avant que la légitimité libanaise ne soit libérée de son ravisseur, qui est Hassan Nasrallah, le chef de la milice du Hezbollah, l’Etat ne sera pas établi au Liban,le peuple ne sera pas en sécurité et le citoyen libanais n’aura pas la possibilité de vivre une vie décente.

Avec le spectacle de camions-citernes de diesel effectué par le parti armé, une question:Où est l »Etat au Liban? L’État a-t-il reçu la taxe sur ce diesel iranien? L’État s’est-il assuré de sa qualité?L’État a-t-il accepté de le livrer aux hôpitaux publics ou ces hôpitaux de la Bekaa sont-ils affiliés au parti? Ou le pays s’est-il complètement rendu à l’occupation perse? Y a-t-il une réponse officielle à cela?

Et le plus haut degré de ruse et de tromperie pratiqué par Gebran Bassil est qu’il veut récolter les fruits de la victoire de l’axe d’opposition en réalisant plus de gains internes et en même temps il refuse de reconnaître qu’il est le fils gâté de cet axe qui a détruit au Liban l’État, l’entité, l’identité et le rôle.Cependant l’heure des comptes arrive, et Bassil et Aoun, le chef de l’alliance, qui ont prêché au Liban et à son peuple d’aller en enfer vont inévitablement etre punis.Il deviendra clair, petit à petit, l’ampleur des concessions que l’Iran a faites en faveur de l’Amérique, notamment pour garantir Israël, et la question du pétrole et la fête de la victoire sont juste une compensation d’une perte politique.

L’Iran sera bientôt un chat sans griffes, discutant à Vienne de la levée des sanctions imposées au régime de Wali al-Faqih.Et le Liban deviendra au fil des préparatifs du mandat pour se recommercialiser à travers le gouvernement Mikati, qui est gouverné par un programme politique iranien supervisé par le Hezbollah et le reste des agents corrompus de l’Iran au Liban.