SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

En réponse à son isolement… Messages à l’intérieur et à l’extérieur du discours d’Aoun devant le Syndicat des rédacteurs

Le Liban connaît la pire crise économique et de vie, le citoyen manquant du minimum vital face au blocage des aides régionales et internationales en raison de la dispersion des décisions de l’Etat, qui se sont divisées entre les trois pouvoirs.

Le Président de la République, le Général Michel Aoun, a évoqué devant la délégation du Syndicat des Rédacteurs les réalisations dans le domaine de l’électricité de son ère, dont le plan établi par le « Courant Patriotique Libre » en 2010 a été entravé. Quant à la richesse pétrolière, il a indiqué que la compagnie française « Total » est partie, se contentant de dire que « le volume n’est pas commercial. » Soulignant que les raisons qui ont empêché l’achèvement de ses travaux sont politiques.

Une source informée a estimé dans une interview accordée à « Sawt Beirut International » que les propos du président indiquent clairement que les choses « ne vont pas » avec la deuxième et la troisième présidence. Peut-être a-t-il voulu par ce biais envoyer des messages à l’intérieur et à l’extérieur, après avoir été exclu des efforts et des pourparlers français et saoudiens, et il en était de même pour l’envoyé français qui ne s’est pas rendu au palais de Baabda.

Dans le même temps, Mikati cherche, à travers les réunions qu’il tient et les rencontres, à montrer sa volonté de suivre la vie et les dossiers politiques qui ont un lien avec les pays arabes et les pays du Golfe, mais il sait qu’il marche en terrain miné. Au premier rang de ces dossiers, le dossier de l’explosion du port de Beyrouth, le renversement de l’enquêteur judiciaire, Tarek Bitar, et l’absence de séances du gouvernement à la lumière d’une hausse fulgurante du taux de change du dollar par rapport à la livre libanaise.

Par conséquent, la source estime que la description par le président Aoun de l’autorité actuelle comme une autorité consensuelle à trois têtes, est la preuve la plus claire des divisions au sein de l’autorité, qui ont atteint le point de lancer des accusations mutuelles en termes de gaspillage de l’argent public, en particulier sur la question du secteur de l’électricité, qui a fait l’objet d’une attaque enflammée lancée par le ministre précédent Ali Hassan Khalil sur la question des engagements pour ce secteur et les avances, qui montrent l’ampleur du gaspillage et de l’argent drainé par le ministère de l’énergie.

La source termine son discours en disant que les promesses faites par le « Hezbollah » en termes de sécurisation des biens de consommation en provenance de l’Est pour éviter que le Liban et sa souveraineté ne soient soumis à des interférences extérieures ont subi plusieurs revers, ainsi qu’aux lignes rouges qui sont tombées et ont fait chuter l’influence du parti, la dernière étant la démission de Georges Kordahi. Et le Hezbollah pratique toutes ses actions au nom de la résistance à l’ennemi israélien au moment où les raids israéliens sont lancés sur les centres et les entrepôts du Hezbollah situés sur les sites du parti en territoire libanais.