SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

Entre la « stratégie de défense » et la « stratégie électorale »

L’un de ceux qui vont chroniquer les circonstances de l’arrivée du général Michel Aoun en octobre 2016, après deux ans et cinq mois de vide présidentiel,il a révélé que l’une des conditions du Hezbollah pour faciliter un tel accès était le retrait du dossier de la « stratégie de défense » de la circulation tout au long de la période du président Aoun.

Le « général » a adhéré à cette exigence, et ceux qui revoient ses positions, dialogues et discours, au cours des cinq années de l’alliance, n’ont aucune trace ou mention de la stratégie de défense, qui a satisfait le parti.

Soudain, sans avertissement, le « général » a violé l’exigence, exigeant une stratégie de défense, et il est même allé plus loin en exigeant que l’État décideur soit littéralement : « Seul l’État développe la stratégie de défense et assure sa mise en œuvre. »

Cela aurait dû être dit au début de l’alliance et non au cours des dix derniers mois de celle-ci, et ce qu’il a dit aujourd’hui n’est que d’enchérir sur son partenaire dans la « Compréhension de Mar-Mikhael », Hassan Nasrallah, et non de réaliser la stratégie, le président se rend compte avant d’autres que son règne est terminé et que les dix mois restants ne lui permettent pas de nommer un commissaire alors comment accomplir une stratégie de défense?

Le président Aoun veut ouvrir un « bazar » présidentiel électoral avec le Hezbollah : il veut avoir la garantie que le parti soutiendra l’arrivée du chef du Courant patriotique libre à la présidence de la république.

Il veut s’assurer que ses votes électoraux dans ses « circonscriptions communes » sont dans le courant dominant, tout comme il l’a fait lors des élections de 2018.

Si le Hezbollah adhère à la « stratégie électorale » avec le président Aoun et le Courant patriotique libre, le président se retire du commerce de la « stratégie de défense ».

Mais ce « bazar » n’a pas d’obstacles.Le chef du Courant patriotique libre en est conscient, et il essaie de procéder à un « départ délibéré » du Hezbollah, mais ses tentatives ne sont pas significatives, car un désengagement complet avec le parti est nécessaire, et il est incapable de le faire.

La question des élections législatives constitue un véritable « casse-tête » pour le chef du Courant patriotique, tous les chiffres et sondages placés sur son bureau indiquent une baisse de popularité de ce courant, et même sa popularité parmi les expatriés a également diminué, et sur la base de ses sondages, Bassil a besoin d’un « élan électoral » du parti dans les districts de Jbeil, Baabda, Zahlé et le sud.Peut-être d’autres, et à moins qu’il n’obtienne le soutien du parti, ses règlements dans ces circonscriptions ne sont pas dans une position confortable.

Ces données suggèrent que le président et Bassil n’iront pas loin dans leur opposition au Hezbollah, mais devraient calculer la « ligne de retour ».
Dans l’acronyme, Bassil s’il est en dehors du Hezbollah ,il est comme un poisson hors de l’eau.