SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 14 August 2022, Sunday |

Est-ce que l’Iran permettra au Liban de délimiter ses frontières et d’extraire du pétrole et du gaz?

Le seul dossier qui brise l’impasse américaine concernant le Liban est la médiation que Washington mène entre le Liban et Israël afin de délimiter les frontières maritimes, ce qui facilite l’exploration et l’extraction du gaz et du pétrole.

Cependant, les sources du président du Parlement Nabih Berri, qui a été informé par le médiateur américain Amos Hochstein de la positivité d’Israël en réponse à la position du Liban sur la démarcation des frontières, ont clairement indiqué à « Sawt Beirut International », que le Liban attend maintenant soit la médiateur américain pour lui revenir en apportant les détails sur lesquels il s’est construit, cette positivité, ou envoyer des idées au Liban sur lesquelles s’appuyer pour compléter les négociations indirectes existantes. Mais sa visite est possible à tout moment et n’est pas exclue.

Les sources ont rapporté que le « Hezbollah » a lancé les trois marches en direction du champ « Kareesh », en réponse au bombardement israélien de conteneurs appartenant au parti à Tartous, en Syrie, en violation de l’espace aérien libanais. Elle a souligné que le ciblage par Israël des sites du Hezbollah en Syrie utilisant l’espace aérien libanais n’est plus acceptable.

Cependant, en attendant ce que Hochstein retiendra des négociations, des sources diplomatiques ont confirmé qu’il y a une insistance américaine à poursuivre la médiation.

Washington ne lie ce dossier à aucun autre dossier, contrairement à la tension du Hezbollah dans le sud en envoyant des rassemblements en conjonction avec l’échec du dernier cycle de négociations américano-iraniennes à Doha.

Le parti n’a aucun problème à attirer la destruction israélienne du pays et à empêcher la possibilité de se remettre du Liban en faisant obstacle à la possibilité d’investir dans le pétrole et le gaz dans la mer libanaise. Selon les sources, il semblerait que la véritable reprise de l’économie soit l’ennemi numéro un du parti.

Le parti n’a aucun problème à lier le sort de la démarcation au sort de la négociation américano-iranienne, car il se tient derrière la position de l’État lorsque cette négociation progresse, et il revient à envoyer des messages qu’il lui appartient de délimiter alors que les négociations avec l’Iran rencontrent des difficultés qui conduisent à leur arrêt.

A travers cela, il veut souligner que l’Iran, à travers lui, a la principale influence sur le dossier de la démarcation, et qu’il ne sera pas loin de la décision d’autoriser ou non le Liban à extraire du pétrole. Tout cela dépend des résultats des négociations américano-iraniennes sur le programme nucléaire de Téhéran. Et si la négociation aboutit à un accord, elle aura des répercussions qui débouchent sur des implantations dans la région, notamment sur le dossier de la démarcation et de l’extraction du pétrole et du gaz.

Dans le temps perdu, le parti envoie des messages selon lesquels la positivité israélienne, selon les sources, ne signifie pas permettre à Israël d’extraire du pétrole de Kareesh avant d’accepter définitivement la démarcation avec le Liban.

Les messages confirment que le parti est prêt à aller loin jusqu’à la guerre et qu’une option militaire est possible, bien qu’il sache que tous les partis internationaux et régionaux ne veulent pas la guerre et n’y ont aucun intérêt.