SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

Existe-t-il un consensus interne et un soutien international pour parvenir à une solution avec les États du Golfe ?

Les développements des relations entre le Liban et les pays du Golfe ont un impact sur la situation libanaise et sur le mouvement des contacts que le Liban mène avec les pays du monde à tous les niveaux. D’éminentes sources gouvernementales révèlent à « Sawt Beirut International » que parallèlement au déplacement international du Premier ministre Najib Mikati et à ses rencontres en marge du Sommet sur le climat de Glasgow en Ecosse, il établit des contacts internes avec toutes les parties, notamment celles qui peuvent donner le feu vert afin d’éviter que le Liban ne glisse vers un plus grand danger si l’impasse se poursuit dans le traitement de la question du Golfe, et si la confusion persiste et l’absence d’un plan pour traiter ce qui s’est passé de manière radicale.

Les sources confirment également que le traitement a besoin de deux choses : la première est un consensus interne. La seconde : une aide internationale ou étrangère qui ouvre la voie à une discussion et une communication directe entre le Liban et les pays du Golfe pour discuter des moyens de le traiter. La demande aux grandes puissances, notamment les Etats-Unis et la France, d’une médiation avec les pays du Golfe doit être complétée par un dialogue clair entre le Liban et les pays du Golfe. Mais les sources affirment qu’il n’est pas encore clair ce que l’on attend réellement des contacts internes et externes, et s’ils garantiront une solution. Les souces ajoutent que la question de la démission du ministre de l’information attend le retour de Mikati de l’étranger. Cependant, la démission du gouvernement est hors de question, et les rencontres de son président à l’étranger visaient à atteindre deux objectifs : le premier est de le soutenir au niveau gouvernemental et de soutenir son gouvernement, et le second est de rechercher l’aide et la coopération internationales pour résoudre la crise avec les pays du Golfe.

Et les sources diplomatiques qui connaissent la situation avec les pays du Golfe ont souligné que dans la phase précédente, avant le discours de Kordahi, les contacts entre le Liban et Riyad étaient actifs à travers une figure libanaise concernée, sur la ligne de la réforme des relations bilatérales. Il s’est avéré que le problème pour Riyad est que le Liban n’a pas fait le premier pas réel pour parvenir à une nouvelle atmosphère entre les deux pays, où le Royaume exige que le Liban se tienne fermement de son côté et du côté des pays du Golfe pour qu’ils le soutiennent. En même temps, il est devenu clair que le Liban exigeait que le Royaume le soutienne d’abord pour qu’il puisse se tenir à ses côtés et à ceux ds pays du Golfe. Par conséquent, le Liban s’est efforcé de poser des conditions, ce qui a empêché ces efforts d’aboutir à un résultat positif. Après les déclarations de Kordahi et les mesures du Golfe, la difficulté est devenue encore plus grande.

Les sources confirment également qu’il est peu probable qu’il y ait un espoir de changer la réalité avec les pays du Golfe avant les élections présidentielles libanaises, en passant par l’espoir arabe lié aux élections parlementaires. Les sources s’attendent à ce que le premier gouvernement de la nouvelle ère trouve les portes des pays du Golfe ouvertes, au cas où un gouvernement souverain apporterait le changement sur lequel le monde compte concernant le Liban. Cette situation coïncide avec les avertissements arabes et internationaux adressés aux responsables sur la nécessité d’œuvrer pour éviter les incidents sécuritaires qui entraveraient les élections.