SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2022, Monday |

Il existe une dualité dans le regard français…

Des sources diplomatiques occidentales notent que la politique étrangère française vis-à-vis du Liban en particulier est porteuse d’une sorte de « dualisme ».

La France estime que sa dépendance vis-à-vis du Liban lui assurera une stabilité acceptable, compte tenu de la situation tendue qui entoure la région, et de la lutte d’influence international-iranienne et de l’avenir du programme nucléaire iranien.

Les sources soulignent l’importance de cette dualité dans le rôle français vis-à-vis du Liban, qui traverse la crise historique et existentielle la plus dangereuse.

Cette dualité s’incarne dans la distinction qui existe entre « l’Elysée » et le « Quai d’Orsay », c’est-à-dire le ministère des Affaires étrangères au regard des spécificités de la situation, alors que la politique étrangère procède selon un principe unifié.

Le président Emmanuel Macron, qui travaille actuellement sur sa campagne électorale, va constater que son rôle va s’accroître avec l’accession de son pays à la présidence de l’Union européenne, le 1er janvier, pour une durée de six mois.

Et il cherchera à exploiter la position de la France, à produire plusieurs objectifs, dont ceux liés à la situation libanaise.

Il usera également de l’influence de la présidence de l’Union européenne, pour faire pression sur les pays du Golfe afin de soutenir le Liban et de revenir à l’ouverture à son égard.

Au fond, la France tient à ce que le Liban respecte les résolutions internationales, et c’est un « porte-plume » pour le Liban au Conseil de sécurité.

Où les premiers projets de résolutions internationales sont écrits à son sujet, et ils sont confrontés au Conseil pour le bien du Liban et afin de maintenir un certain équilibre en son sein.

Mais en même temps, selon des sources, il y a une différenciation dans la politique étrangère française, entre la politique de l’Elysée et la politique du « Query d’Orsay ».

Il paraît clair que la politique du président se caractérise par son ouverture à tout ce qui touche à l’Iran et au « Hezbollah », fondée sur l’idée de traiter le Liban avec réalisme ou dans une certaine mesure un certain pragmatisme.

De la manière dont la France a abordé la question des armes, car la priorité de Macron n’était pas d’aborder cette question lors du lancement de sa fameuse initiative pour sauver le Liban, suite à l’explosion du port de Beyrouth.

Mais cela ne signifiait pas qu’il abandonnait les résolutions internationales. Au contraire, sa priorité était de former un gouvernement qui prendrait le contrôle des affaires et mettrait le pays sur la bonne voie.

A discuter plus tard pour trouver une solution au problème des armes illégales, qui est le principal problème du Liban.

Malgré l’échec de son initiative, Macron a continué à chercher à former un gouvernement, qui est redevenu formé avec un cahier des charges qui ne correspond pas à l’initiative de sauvetage française.

La France l’a accepté au motif qu’il vaut mieux avoir un gouvernement que ne pas en avoir à un moment où le Liban est sous le poids d’une crise politique et économique sans précédent, et que le gouvernement que l’Iran a laissé se former après l’effort de Macron avec lui, peut œuvrer à la réalisation des réformes, et peut préparer les élections législatives que La communauté internationale compte sur elle pour le changement.

Macron a également poursuivi ses contacts avec l’Iran et le Hezbollah concernant tous les dossiers, y compris ceux liés aux négociations avec le Fonds monétaire international.

Et à propos de la reprise des sessions du conseil des ministres, de l’enquête sur l’explosion du port, et plus tard, on s’attend à ce que tout cela suive un accord franco-iranien de ne pas entraver les élections libanaises au printemps prochain.

Bien que le Hezbollah n’ait pas commenté le rôle français dans la « Déclaration de Djeddah », selon les sources, il s’est étonné de la position française, car il considère que le dialogue avec Paris existe et n’en attend pas « l’extrémisme » en parallèle.

Mais les Français disent, selon les sources, que leur dialogue avec le Hezbollah n’est pas toujours positif.

A plusieurs reprises, le parti accepte leurs propositions, et parfois les rejette, et parfois n’y répond pas.

Mais le but du dialogue avec lui n’est pas de s’ouvrir à ses positions, mais autant de le faire pression pour sortir de l’obstruction et de l’obstruction qu’il suit dans son approche des dossiers libanais.

Alors que Macron se rend compte qui est le parti qui fait obstruction et poursuit la diplomatie avec lui, cela ne veut pas dire cautionner ses performances. L’objectif est plutôt de servir de médiateur pour que le Liban ne sombre pas dans l’inconnu et maintienne un niveau acceptable de stabilité politique et sécuritaire.

En parallèle, Macron met sous ses yeux, au seuil de l’élection présidentielle française, les intérêts des grandes entreprises françaises qui avaient auparavant investi en Iran, suite à la signature de l’accord nucléaire en 2015.

Estimant que s’il ne sécurise pas les marchés de ces entreprises, la situation se retournera contre lui lors des élections. Ce qui le rend plus ouvert à l’Iran que les Américains.

Quant au ministère français des Affaires étrangères, « Quie d’Orsay », sa politique est plus proche de l’extrême droite à Washington, étant donné que les deux sont conservateurs.

La priorité du ministère français des Affaires étrangères est tout à fait cohérente avec la priorité du ministère américain des Affaires étrangères. Ainsi, il y a l’extrémisme du ministère des Affaires étrangères qui constitue une ligne rouge que la politique étrangère française ne peut franchir.