SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 26 November 2022, Saturday |

Indications et perspectives de la visite de Zaki au Liban

« La crise aurait pu être désamorcée dès le début, mais les choses ont continué telles quelles ». C’est la phrase qui est apparue dans les déclarations du secrétaire général adjoint de la Ligue des États arabes, Hossam Zaki, sur la question de la démission du ministre libanais de l’Information, George Kordahi, que le responsable égyptien a évité de mentionner son nom, ne se référant à lui qu’avec le ministre concerné, et cela suffit pour décrire la scène, les messages et les résultats de la visite que Zaki a rendue aux trois présidents, surtout en ce qui concerne son empressement à parler brièvement de ses efforts, selon ce qu’une source informée a dit à « Sawt Beirut International ».

Il semble que la visite, selon la source, visait à délivrer des messages fermes, d’autant plus que la démission de Kordahi ne rétablira pas la situation auprès des pays arabes du Golfe, et ce qui est proposé aujourd’hui est d’alléger le fardeau des mesures qui pourraient être prises par les pays arabes, en particulier le Conseil de coopération du Golfe, à la lumière des attaques continues contre le Royaume d’Arabie saoudite et considérant ce qu’il fait Il s’agit d’une attaque contre la souveraineté libanaise, tandis que l’autre partie, dirigée par le Hezbollah, viole la souveraineté de ces pays en envoyant de la drogue et en soutenant les Houthis qui dirigent des drones pour bombarder les terres du Royaume et y implanter des cellules terroristes, tout récemment au Koweït, où il a été découvert que des employés de l’ambassade du Liban étaient impliqués dans la facilitation du travail de la cellule du Hezbollah, dont l’un était lié à l’incident de l’avion « Al-Jabriya » en 1988, dont le détournement a duré 16 jours, et Imad Mughniyeh était considéré comme le premier responsable de cette opération dans laquelle deux citoyens koweïtiens ont été tués.

Peut-être la position du président de la République, Michel Aoun, suite à sa rencontre avec Zaki concernant son approche de la crise, n’indique-t-elle pas une solution attendue, et lui qui a souligné « la séparation entre les positions de l’Etat libanais et ce qui est émis par des individus ou des groupes, surtout s’ils sont en dehors des postes de responsabilité. » Cette affaire nous ramène aux explications de Kordahi concernant sa position selon laquelle il n’était pas à ce moment-là en charge.

De plus, la source a poursuivi : « Il ne faut pas s’attendre à l’éclaircissement des nuages noirs entre le Liban et son environnement arabe, d’autant plus que le Hezbollah continue son attaque verbal du royaume, notamment ce qui a été émis par le secrétaire adjoint du parti, Naim Qassem, qui a exigé que l’Arabie Saoudite présente des excuses pour son « agression injustifiée. » De même, il y a eu des fuites sur les mesures que les pays arabes peuvent prendre contre un certain groupe de Libanais qui se trouvent sur leurs terres, mais le processus d’expulsion des ambassadeurs a rompu les relations diplomatiques, même s’il n’a pas été annoncé officiellement.

En conclusion, la visite de Zaki au Liban pourrait être la dernière tentative, qui pourrait reporter les mesures des pays du Golfe envers le Liban jusqu’à ce que le Secrétaire général adjoint informe le Conseil de la Ligue des résultats de sa visite, qui subira le sort de la tentative que le Premier ministre Najib Mikati a essayé de faire avec son parrain français, et ici la question qui se pose est de savoir quelles mesures Mikati va prendre, et quel est son plan pour la relance économique à la lumière d’un gouvernement qui est paralysé au niveau des décisions !