SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 February 2023, Saturday |

Insistance internationale sur l’extension tranquille de la « FINUL »

Malgré les contacts diplomatiques internationaux qui ont permis de calmer la situation dans le sud, des sources diplomatiques familières avec ces contacts craignent de nouvelles escalades qui se poursuivront d’ici la fin du mois d’août, pour deux raisons principales, selon ce qu’elle a indiqué à « Sawt Beirut International » Ces raisons sont les suivantes :

Premièrement : A l’approche de l’extension au Conseil de sécurité de la FINUL, toute équipe affectée par la stabilité actuelle a toujours mené des opérations d’escalade avec des messages dans toutes les directions. Ceci n’est pas sans viser à détourner l’attention des questions internes en créant une nouvelle réalité qui provoque des tensions dans le sud, et c’est ce qui s’est passé la semaine dernière. Il n’exclut donc pas la poursuite des séries d’escalade d’ici au 30 août, date de la session du Conseil de sécurité pour prolonger la force internationale opérant dans le sud.

Deuxièmement : à la lumière de l’escalade de la discours israélien et américain concernant la possibilité d’une frappe militaire sur l’Iran s’il continue à tarder à prendre la décision de revenir à l’engagement réel envers l’accord nucléaire. Par conséquent, l’Iran mène des opérations d’escalade dans la région en conjonction avec cette hésitation, notamment en ce qui concerne les navires dans le Golfe, et donc, en demandant à ses alliés d’altérer la sécurité dans le sud, afin de détourner l’attention de ses positions et de ce qui pourrait résulter d’une frappe contre lui, en empêchant le développement de ses capacités nucléaires, en utilisant la carte de la stabilité dans le sud.

La tension dans le sud intervient à un moment où le Liban ne manque plus de problèmes supplémentaires, et à un moment où un véritable gouvernement ne peut supporter aucun trouble sécuritaire majeur. A partir de là, les pays craignaient la voie de l’escalade, d’autant plus qu’Israël était sérieux dans ses menaces, selon les sources, et qu’il mettait encore, jusqu’à hier dimanche, le Liban en garde contre toute escalade, et la pression américaine sur Israël a empêché la situation d’éclater, et elle empêche aussi tout changement dans la situation des règles d’engagement en vigueur dans le sud.

Les sources ont confirmé que les Etats-Unis et la France, à travers leurs contacts, ont commencé à souligner qu’ils ne voulaient pas de « perturbation » de la situation statique dans le sud. La Russie les soutient dans cette démarche, ainsi que le reste des pays participant à la « FINUL ». Et les États considèrent que la stabilité qui prévaut et ses règles d’engagement sont suffisantes pour maintenir la sécurité et la paix si elles sont pleinement appliquées. Cela vaut également pour le traitement de toute idée liée au changement ou à la modification de la mission de la force. En effet, tout nouveau développement dans ce cadre nécessite une nouvelle discussion internationale sur son rôle. Le moment n’est pas propice, étant donné l’existence d’autres priorités internationales, notamment la conclusion d’un accord avec l’Iran qui l’empêche de se doter de la bombe nucléaire. Par conséquent, l’accent est mis au niveau international sur la continuité des conditions qui maintiennent un renouvellement tranquille de la FINUL, et sur tout ce qui fait passer ce droit de façon routinière.

De même, le maintien des règles d’engagement actuelles et du rôle actuel de la force découle de l’engagement à mettre en œuvre la résolution 1701, qui bénéficie d’un soutien politique international irremplaçable. Les circonstances qui ont généré cette décision sont des garanties parallèles et multiformes, internationales et régionales, dont tous les Libanais se félicitent, et c’est l’équation qui a établi la stabilité dans le sud pendant quinze ans. Maintenant, le besoin international de stabilité libanaise semble urgent, en conjonction avec les efforts américains et français pour produire un nouveau gouvernement qui contribuerait au début d’une voie pour sauver la situation interne, qui est internationalement indésirable, par sa continuation et son aggravation.