SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 7 December 2022, Wednesday |

La « bombe » du juge Al-Bitar…

Jamais dans l’histoire judiciaire du Liban, les allégations et les convocations dans une affaire n’ont atteint ce nombre de personnes « de haut rang », ce qui a incité la première juge d’instruction du nord, la juge Samaranda Nassar, à écrire sur sa page Facebook, dans laquelle elle a déclaré : « Quand tu ne veux pas être touché, le but, tu travailles sur l’arrogance de la pierre. »

Selon le « Post », le juge Nassar, « le juge Al-Bitar ne voudra-t-il pas toucher la cible dans les enquêtes ? » Si oui, ce qu’il fait est-il juste un « hooligan judiciaire » ?

Une source judiciaire a déclaré à « Sawt Beirut International » que le juge Al-Bitar « a agrandi la pierre dans le but de toucher la cible », sur la base des faits suivants :

Le juge Al-Bitar a suivi les traces de l’ancien enquêteur judiciaire, le juge Fadi Sawan, qui avait précédemment demandé la levée de l’immunité des députés Ali Hassan Khalil et Ghazi Zuaiter. A cette époque, une campagne avait été lancée contre le juge Sawan sous le titre de ce qu’on a appelé « le soupçon légitime ».

Par ailleurs, le juge Sawan allait mener des affrontements entre responsables de la sécurité et politiques, ce qui aurait soulevé des points d’interrogation dont les plus marquants sont :

Qui parmi les responsables, dès 2013, lorsque la cargaison de nitrate d’ammonium est entrée au Liban, était conscient de son danger ?

Est-ce de la collusion ou simplement de la négligence ?

S’il y a des complices, qu’est-ce que la complicité entre qui ? et qui ?

Si la cargaison était destinée au Mozambique, pourquoi le navire a-t-il erré à Beyrouth ?

Le navire est-il tombé en panne lorsqu’il est entré dans le port de Beyrouth, est-ce une excuse parce que le navire s’est dirigé vers Beyrouth, pas vers le Mozambique ?

Le juge Al-Bitar travaille sur toutes ces questions, et il est assisté de cinq juges adjoints, comme le dit la source judiciaire à « Sawt Beirut International ».

La tâche n’est pas aisée du tout, d’autant plus que les préoccupations de l’opinion publique sont devenues :

En termes de droits, un mois après le premier anniversaire de l’explosion du port (4 août 2020, 18h07), le juge Al-Bitar, à cette date, offrira-t-il quelque chose aux familles des victimes, des blessés et des affecté?

Du côté des familles des victimes, le juge Al-Bitar est entré en contact avec les familles des victimes, les recevant périodiquement, et dans cette étape il est un « coup de maître » car il se rend compte que la question de l’explosion du port est devenu un problème d’opinion publique et, par conséquent, il ne peut plus être annulé.