SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 February 2023, Thursday |

La corruption financière sous le microscope occidental

Les personnes qui ont occupé la deuxième présidence ont continué à changer jusqu’à l’élection du président Nabih Berri. Cependant, la troisième présidence a été et est toujours au centre d’un affrontement en termes de noms qui traversent une période de grand travail, pour sortir des couloirs du palais de Baabda.

L’histoire témoigne que chaque époque a ses propres hommes et copains, à qui leurs sièges sont réservés dans les ministères et les institutions publiques, sous le slogan de préservation des droits de la secte. Ce mot d’ordre s’est beaucoup développé à l’époque de l’ancien président Michel Aoun. Le chef du « Mouvement patriotique libre », l’ancien ministre Gebran Bassil, l’a porté, armé du soutien que son allié, le « Hezbollah ».

Les loyalistes du gendre se sont installés dans les ministères auxquels il s’est accroché sous prétexte d’achever le projet d’éclairage 24/24 ouvrant les portes aux navires turcs à des coûts fantastiques, avec des projets de barrages que même l’eau de pluie ne pouvait réserver une place pour dans ses profondeurs, et d’autres projets qui avaient la plus grande part de responsabilité dans la crise.

Bassil, comme son allié le Hezbollah, a bénéficié de cette relation établie par l’accord « Mar Mikhael ». La corruption de toutes sortes subsistait, en particulier la corruption financière aux institutions de l’État par l’ouverture de points de passage maritimes, aériens et terrestres pour toutes sortes d’évasion fiscale pour les personnes influentes, et pour ceux qui ont le droit exclusif de faire entrer divers types de marchandises qui ne sont pas limités aux denrées alimentaires. Et au secteur bancaire, le voile a été levé sur certaines banques qui étaient liées à des institutions affiliées au Hezbollah opérant sur la ligne du secteur financier à travers les facilités qui leur ont été accordées, et les exemples sont nombreux. Dont, par exemple, le procès intenté au nom de 400 familles américaines de proches de soldats américains tués et blessés en Irak entre 2004 et 2011 contre 11 banques libanaises affirmant avoir facilité des affaires au profit du « Hezbollah », selon à ce qui a été rapporté par le site Internet « Al-Hurra » en 2019.

Bien sûr, ce procès n’est pas le seul incident dans lequel le système bancaire libanais a été ébranlé et placé sous le microscope international en termes de fermeture de plusieurs banques et sociétés de change liées aux opérations de blanchiment d’argent et œuvrant en faveur du financement du parti.

Le processus de destruction de la position du système bancaire en termes de confiance dont il jouissait dans le domaine des pays environnants, notamment en termes de «secret bancaire», la caractéristique la plus importante qui est sur le point d’entrer dans l’interdiction internationale, si les dépôts des citoyens restaient employés au profit des secteurs non productifs, notamment l’électricité et son emploi dans des activités illégales.

Quelques jours nous séparent des résultats qui seront délivrés par la Commission européenne des enquêteurs, qui aura de multiples missions. Certains observateurs pensent que cela pourrait être le début de la divulgation de nombreuses transactions et courtages dans lesquels le secteur bancaire a été exploité pour des intérêts individuels et partisans, dont les victimes étaient les déposants, en particulier ceux qui n’avaient aucune affiliation politique et n’avaient pas la capacité pour anticiper ce qui se passait pendant les années qui ont précédé cet effondrement, à une époque où de nombreux politiciens ont réussi à faire passer leurs dépôts en contrebande vers des banques étrangères.

La source conclut en confirmant que le comité s’acquittera des tâches qui lui ont été confiées avec un certain nombre de juges libanais, non pas par question ou dénigrement de la compétence de l’organe judiciaire, mais plutôt en raison des pressions qu’il subit, qui le rendent entravé par son association avec le pouvoir politique qui participe activement aux nominations. Il faut rappeler les investigations du port et les difficultés rencontrées par les enquêteurs, dont le dernier est Tarek Al-Bitar, qui fait face à une série d’objections qui ont perturbé son travail dans une explosion qui a secoué la capitale et le monde et ne lui ont pas permis, plus de deux ans après l’explosion, de rendre justice aux victimes.

    la source :
  • Sawt Beirut International