SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 November 2021, Monday |

La décision de l’Australie nuit au Hezbollah… Quelle en est la raison?

Les décisions du gouvernement australien n’ont pas été faciles pour la milice iranienne du Hezbollah au Liban.

Car l’Australie a toujours été un pays important pour le Hezbollah, d’où proviennent les financements et les opérations de blanchiment d’argent ont lieu pour les milices.

Et les détails liés à la nature de la décision, dont la ministre australienne de l’Intérieur a parlé avec beaucoup de détails, lorsqu’elle a promis de prendre des décisions sans précédent, dans lesquelles elles élimineraient tous les défauts qui ont facilité la présence du Hezbollah dans ce pays, voire ce continent.

La décision de l’Australie de désigner le Hezbollah, ses ailes militaire et politique, en tant qu’organisation terroriste est une mesure visant à élargir la portée des sanctions contre l’aile militaire et politique et ses institutions civiles.

Cette démarche australienne est considérée comme une étape positive pour débarrasser le Liban de la milice qui monopolise la décision de la paix et de la guerre, et cette milice isole également le Liban du monde et coupe ses liens.

Les crises successives du Liban ne sont pas liées à la suppression des services d’un ministre qui s’est déclaré favorable au terrorisme, ni à des excuses de tel ou tel pays, mais plutôt à l’absence d’un véritable État, parrainé et contrôlé par une milice en plein contrôle.

Ces milices ont un projet idéologique qui contredit l’histoire, la culture, la constitution et la présence du Liban, et le plus dangereux est la complicité douteuse du peuple au pouvoir dans un encouragement sans précédent à saper l’identité du Liban jour après jour.

Certains demandent :

Pourquoi les gens ne manifestent-ils pas, après que le dollar ait atteint 24 000 livres ?

La réponse est très simple, car ils n’ont pas précisé dans leur esprit quelle est l’autorité responsable de leur crise, et jusqu’où en est devenue leur situation.

Et quand les gens le découvrent, ils n’osent pas manifester dans la rue, contre le Hezbollah et l’Iran, sauf une minorité courageuse, cette minorité a accepté la confrontation et a décidé de ne pas laisser le Hezbollah et l’Iran sans responsabilité, et c’est bien connu.

L’accusation de ceux qui s’opposent à l’occupation iranienne au Liban de servir les intérêts d’Israël est une menace de mort publique. L’éditorial du journal télévisé, sur la chaîne de la milice, est comme une information pour le ministère public.

Un ministre ne démissionne pas sur ordre du Hezbollah et un gouvernement ne se réunit pas sur ordre du Hezbollah.

Et que les enquêtes sur l’explosion du port de Beyrouth, qui n’ont pas été provoquées par un ordre du Hezbollah et la détérioration des relations avec les Arabes, ne le sont pas aussi par l’ordre du Hezbollah et par un effondrement bancaire, financier et social, sous la supervision du Hezbollah et à cause de sa politique.

L’équation est devenue claire : Ou le Liban ou le Hezbollah.

L’unité interne, réalisée à la suite de l’assassinat du Premier ministre martyr Rafik Hariri, a effrayé le Hezbollah et a réussi à le démanteler.

Dès lors, la levée de l’occupation iranienne ne se fera qu’en reconstruisant à nouveau l’unité interne.

Il s’agit d’un défi, de nombreux facteurs ont contribué à sa réalisation, et l’évocation d’une stratégie de défense en dehors de la résolution 1701 est rejetée, car la défense du Liban n’est pas de la responsabilité de la secte, du parti ou de la région et n’est pas soumise à un règlement entre l’État et toute autre partie.

Seule l’armée est responsable de la sécurité du Liban et du maintien de ses frontières.