SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 13 August 2022, Saturday |

La déclaration conjointe américano-saoudienne implique-t-elle des étapes de soutien avant qu’elles ne soient susceptibles d’être compliquées ?

Bien que la tournée du président américain dans la région n’ait pas inclus le Liban, le dossier libanais a été fortement présent lors des entretiens qu’il a tenus que ce soit en Israël d’un côté ou en Arabie saoudite de l’autre. La déclaration conjointe américano-saoudienne à propos du Liban s’inscrit dans le contexte de positions internationales et arabes coordonnées concernant la situation politique et économique.

La déclaration a réitéré le soutien du Liban à l’extension de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire et à la mise en œuvre des résolutions internationales. Qu’il n’y aurait pas d’autre autorité que celle de l’Etat libanais, et qu’il procéderait aux réformes nécessaires pour sauver le pays.Le communiqué soulignait le rôle de l’armée libanaise dans la protection des frontières.

Des sources diplomatiques éminentes ont indiqué à « Sawt Beirut International » qu’il n’y avait pas eu de réaction libanaise officielle à la déclaration conjointe, notant ce qui avait été divulgué par des responsables disant que cela signifie que le Liban est toujours au centre de l’événement.

Les sources ont souligné que les parties au Liban attendent la traduction politique de cette déclaration, d’autant plus que le Liban est à la veille d’un moment crucial, qui est celui des élections présidentielles. Il est impératif que les positions étrangères commencent à se cristalliser là-dessus au cours de la prochaine étape, et les sources ont indiqué l’anticipation par le Liban de la traduction politique de la position américaine en sa faveur, sa stabilité et le rôle de son armée dans ce domaine, et les promesses que Washington peut respecter à la lumière de la visite de Biden et de sa déclaration avec l’Arabie saoudite. La priorité qu’attend le Liban est d’accélérer la mise en œuvre des efforts américains concernant le transfert de l’électricité jordanienne et du gaz égyptien vers lui via la Syrie.

Le Liban a signé les contrats requis avec la Jordanie et l’Égypte et cela reste une étape américaine du Trésor, qui doit décider si cela est soumis ou non aux sanctions prévues par le « Caesar Act ».

 

Ce dossier est traité par le médiateur américain pour la démarcation de la frontière maritime avec Israël, Amos Hochstein, en liaison avec son intérêt à faire avancer les négociations sur la démarcation entre le Liban et Israël et à faire des progrès substantiels qui lui permettraient de revenir à Liban d’informer les responsables de la réponse finale d’Israël à sa position.

Ensuite, il y a une autre question sur laquelle le Liban attend une position américaine : le soutien aux moyens de subsistance de l’armée libanaise, sur laquelle Washington s’appuie pour assurer la stabilité, lutter contre le terrorisme et étendre l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire. Il y a une promesse américaine depuis novembre dernier de soutenir les salaires des militaires, que le Liban attend de mettre en œuvre.

Il y a des craintes concernant les deux questions du soutien américain à la fourniture d’électricité et de gaz au Liban et du soutien logistique à l’armée en raison de l’incapacité à les mettre en œuvre après les élections de mi-mandat pour le Congrès américain début novembre, en raison de l’attente que les républicains gagner ces élections. Et toute victoire signifie pour eux un retour à la rigueur du Congrès dans l’adoption de résolutions sur l’aide au Liban à la lumière du contrôle de l’Iran et du « Hezbollah » et de son contrôle sur l’autorité légitime, dont parlent les républicains lorsqu’ils discutent de toute question liée au Liban au Congrès.

Cela signifie que le temps presse pour la mise en œuvre des promesses de l’administration américaine concernant l’électricité et le soutien militaire, et il vaut mieux que l’administration les adopte avant ces élections.