SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 December 2022, Thursday |

La déclaration du bloc de résistance entrave-t-elle le retour saoudien ?

Le retour des relations libano-saoudiennes à ce qu’elles étaient auparavant constitue un nouveau et puissant tournant en matière d’alliances et de contacts internationaux et régionaux, avant la date des élections en mai prochain.

Si les intentions sont correctes, le retour à Beyrouth de l’ambassadeur d’Arabie Saoudite au Liban, Walid al-Bukhari, pourrait avoir lieu au cours de la première semaine d’avril prochain, suivi par le retour des ambassadeurs des pays du Golfe.

Ce retour, s’il a lieu, redessinera les alliances et les positions politiques, d’autant plus que la réunion consultative franco-saoudienne qui s’est tenue à l’Elysée il y a une semaine avec les ambassadeurs Nizar Alula et Walid Al-Bukhari, a donné lieu à un conseil franco-vatican, exhortant et encourageant la partie saoudienne à l’importance de son retour et de sa présence au Liban, compte tenu du rôle politique et régional qu’il peut jouer à l’heure actuelle, car le Royaume est l’autorité et la référence sunnite la plus forte et la plus efficace sur la scène intérieure.

Aussi, ce conseil franco-vatican est intervenu après une grande crainte et une inquiétude exprimée par le Vatican dans ses conseils privés, concernant l’augmentation de la migration des jeunes sunnites et chrétiens du Liban. Si cela indique quelque chose, c’est bien sûr la perte par le Liban du modèle de coexistence réelle.

La partie française voit dans le retour des pays du Golfe au Liban, et plus particulièrement de l’Arabie Saoudite, un retour pour donner un nouveau dynamisme au Liban à plus long terme, politiquement et économiquement, d’autant plus que les défis auxquels le Liban sera confronté à tous les niveaux ne pourront être passés sans un soutien arabe ou un soutien, plus précisément des pays du Golfe, qui redonne de la confiance à ses institutions et à son économie.

De plus, il semble que la récente déclaration du Premier ministre Najib Mikati concernant la volonté du Liban de rétablir ses relations normales avec l’Arabie saoudite et les États du Golfe, les pays du Conseil de coopération du Golfe l’aient accueillie avec bienveillance et positivement. Le ministère saoudien des affaires étrangères a salué la déclaration de Mikati, de même que le Koweït.

Il s’avère que le retour des pays du Golfe au Liban est possible et lié à divers avantages et raisons pour des objectifs internes, régionaux et internationaux, dont le plus important est de maintenir sa stabilité en organisant les élections parlementaires en mai prochain, et de l’aider à relancer son économie.

Cependant, une source diplomatique arabe a confié au « Sawt Beirut International », sa grande crainte d’arrêter cet élan positif dans le retour des contacts et l’atmosphère positive entre le Liban et le Royaume.

La source, qui a refusé d’être nommée, a déclaré que la déclaration publiée par le Bloc de la loyauté à la résistance, qui a décrit le régime saoudien comme « terroriste et arbitraire, violant les droits de l’homme » pourrait être une raison principale pour l’Arabie saoudite de revoir ses comptes dans le retour au Liban pour des raisons qui sont devenues connues et claires pour tout le monde.

Enfin, la réunion des ministres des affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe, qui se tiendra demain dimanche, pourrait aborder en dehors de son agenda les relations entre le Liban et les pays du Golfe, à la lumière des déclarations positives publiées par le Liban, le Royaume et le Koweït, où l’on s’attend à ce que la question du retour de la représentation diplomatique des pays du Golfe au Liban soit approuvée ou non.

    la source :
  • Sawt Beirut International