SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 21 October 2021, Thursday |

La désignation de Leaf comme successeur de Schenker marquera le rythme de la politique américaine dans la région

Barbara Leaf, qui a été nommée par l’administration américaine au poste de secrétaire d’État adjoint pour les affaires du Proche-Orient, en remplacement de David Schenker, attend la décision du Sénat quant à l’approbation de sa nomination après avoir témoigné il y a quelques jours devant la commission des affaires étrangères du Sénat. Si sa nomination est confirmée, ce dossier constituera un élément clé dans la formulation de la politique américaine dans la région. Elle sera le numéro 2 du département d’État américain.

Dans son témoignage, Mme Leaf a déclaré qu’elle se réjouissait de coopérer avec le Conseil pour renforcer l’engagement des États-Unis au Moyen-Orient et construire un avenir meilleur pour les Américains et les peuples de la région. Elle a noté que Téhéran continue de mener des politiques d’instabilité par son soutien au terrorisme, son programme de missiles balistiques, son soutien à des groupes violents, sa violation des normes en matière de droits de l’homme et la détention injustifiée de citoyens américains comme outils politiques. Elle a estimé que la possession par l’Iran d’armes nucléaires représente une grande menace. Elle a déclaré que si sa nomination est approuvée, elle travaillera avec ses partenaires et alliés pour faire avancer le processus de paix proposé par les Nations unies en Syrie, en Libye et au Yémen. Et elle a promis de tenir des discussions avec les alliés concernant les défis posés par les positions de la Russie et de la Chine.

Au cours de la session, les députés ont parlé du Liban et de la région, selon les données de « Sawt Beirut International », et se sont concentrés sur la nécessité de continuer à discuter de l’imposition de sanctions aux responsables libanais qui entravent la voie de la démocratie et de l’État de droit et de mettre fin à la corruption. Ils voient la nécessité de compléter la coopération avec l’Union européenne sur la question des pressions exercées sur le Liban pour qu’il change son cours, et avec la France, où la coopération est forte, afin de continuer à soutenir le Liban. Les députés ont exprimé leur préoccupation quant au mécanisme adopté par l’administration pour fournir au Liban du gaz et de l’électricité en provenance d’Égypte et de Jordanie. Ils ont appelé à une stratégie à long terme visant à trouver des solutions au Liban et à fournir un mécanisme efficace pour l’acheminement de l’énergie.

Au cours de la session, le président de la commission des relations étrangères, Bob Milanos, et certains députés ont pris la parole, en se concentrant sur la question de l’Iran et en demandant ce que l’administration fait à ce sujet. Ils ont également mis l’accent sur la nécessité de ne pas faire de concessions avec l’Iran si l’administration américaine veut revenir sur l’accord nucléaire signé en 2015. L’administration ne doit pas non plus reculer quant à mettre fin au rôle de l’Iran dans la région et à celui de ses agents, ainsi qu’aux missiles balistiques qu’il développe.

Par conséquent, les représentants veulent se demander si l’administration américaine reviendra uniquement à l’engagement mutuel envers l’accord nucléaire, ou si elle liera cet engagement aux promesses de l’Iran de poursuivre les négociations après le retour à l’accord, afin de résoudre les questions de son influence régionale et de ses missiles balistiques. Même les législateurs républicains ne veulent pas revenir à l’ancien accord nucléaire sans ces garanties, et peu de démocrates soutiennent l’approche de la négociation.