SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2022, Monday |

La diplomatie saoudienne confirme ce qui est certain au Liban

La déclaration conjointe franco-saoudienne sur le Liban, avec la tournée dans les pays du Golfe du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, s’est transformée en une position arabe unifiée et inclusive et en une feuille de route arabe et internationale spécifique et exclusive pour la sortie du Liban de sa crise. Il est nécessaire de connaître les points suivants, à la lumière de la déclaration du ministre saoudien des Affaires étrangères concernant le Liban depuis Bahreïn.

Premièrement : La confiance du Hezbollah dans l’entente irano-française est exagérée et ne signifie pas les Libanais, et elle ne produira pas les résultats souhaités.

Deuxièmement : Les Arabes sont aujourd’hui unis envers le Liban, et ils le disent franchement à Hassan Nasrallah : Vous êtes responsable du bombardement du pays, de l’assassinat de tous les martyrs du 14 mars, des dommages causés aux relations du Liban avec les pays arabes et occidentaux, de la faillite du pays, et de la sortie du Liban du système financier mondial et des investissements aléatoires dans le pays.

Troisièmement : L’idée de demander l’indépendance vis-à-vis de la France inquiète les chrétiens du Liban, et la demande de sortie de l’armée syrienne inquiète une grande partie des musulmans, et la demande de lever l’occupation iranienne inquiète les chiites, toutes ces idées sont fausses.

Quatrièmement : Il n’y a pas de stabilité sans le retour de tous au Liban en tant que patrie définitive pour tous ses fils, avec une identité et une appartenance arabes, et la demande de mettre fin à l’occupation iranienne inquiète une grande partie des chiites car ils pensent qu’ils perdent leurs privilèges.

Cinquièmement : La poursuite de l’occupation iranienne inquiète une grande partie des chiites car elle les éloignerait de la réalité de leur patrie et de leur appartenance arabe, une équation qui inquiète toutes les sectes avec des circonstances différentes, et la solution est de retourner au Liban.

Sixièmement : En ce moment, la région est en train d’être réorganisée. Le Liban, qui est devenu une carte aux mains de l’Iran, paiera un lourd tribut si une volonté nationale ne se forme pas pour réclamer la fin de l’occupation.

Septièmement : Les élections pour le nombre de sièges ne sauvent pas un pays, et pour l’indépendance totale du Liban, les gens doivent bouger, et se manifester pour le Liban.

Huitièmement : La déclaration émiratie-saoudienne réaffirme la nécessité de mener des réformes politiques et économiques globales pour que le Liban puisse surmonter ses crises et confiner les armes aux institutions de l’État libanais, et cette position s’ajoute à un ensemble de positions arabes unifiées envers le Liban.

Neuvièmement : L’accent mis par les pays arabes et les pays du Golfe en particulier sur le fait que le Liban ne sera pas un incubateur pour les organisations terroristes telles que le Hezbollah, une question qui a été reflétée dans toutes les positions arabes déclarées à l’égard du Liban.