SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 December 2022, Thursday |

La formation du gouvernement est en cours de préparation…Et Nasrallah a fait pression pour faciliter le processus

Avec l’augmentation du niveau de positivité concernant la question de la formation du gouvernement, l’attention reste focalisée sur le sérieux de cette atmosphère, en attendant les résultats de la prochaine rencontre entre le président Michel Aoun et le premier ministre désigné Najib Mikati, qui revient de New York, armé de réunions arabes et internationales de soutien à l’État libanais et de la déclaration tripartite publiée au nom des États-Unis, France et de l’Arabie Saoudite, qui souligne la nécessité de tenir les élections présidentielles à leur date constitutionnelle, de définir le rôle du président, et bien sûr d’appeler à la formation d’un nouveau gouvernement et au respect de l’accord de Taëf.

Mais quoi qu’il en soit, l’atmosphère laisse penser que plus de trois mois après la nomination du président Mikati, une fumée blanche pourrait s’élever du palais de Baabda avant la fin du mois, marquant une solution au problème de la formation si aucun obstacle ne se présente, après l’émergence de plusieurs scénarios, dont la modification de certains noms et le maintien de la formule des 24 ministres.

Selon les dernières données, des sources politiques familières avec le dossier de formation ont déclaré à « Sawt Beirut International » que la formation éventuelle du gouvernement était le résultat de plusieurs raisons, notamment après le mot de passe donné par le secrétaire général du « Hezbollah » Hassan Nasrallah lors de sa récente prise de position qui a clairement fait pression sur le mouvement « Amal » et le « Courant patriotique libre », ce qui a conduit à persuader les parties au conflit de faciliter la formation du gouvernement et de faire des concessions et de rapprocher leurs points de vue, surtout après que les différents partis politiques aient réalisé les répercussions du vide présidentiel en cas d’augmentation de la division entre les forces libanaises, et donc l’augmentation de la tension sectaire sur la légitimité du gouvernement.

Par conséquent, les sources considèrent que la formation d’un gouvernement dans la dernière ère de Aoun éliminerait les interprétations constitutionnelles et les interprétations sur les pouvoirs de ce gouvernement, bien que les législateurs affirment que la constitution parle de son maintien dans la conduite des affaires jusqu’à l’élection d’un président de la république, qui à son tour appelle à des consultations obligatoires pour nommer un premier ministre et former un nouveau gouvernement.

Les sources révèlent que la facilitation de la formation du gouvernement est le résultat de la concession mutuelle de Aoun et Mikati. Le premier a renoncé à la formule des trente ministres, à laquelle il a adhéré, et Mikati a estimé que les équilibres gouvernementaux devaient rester inchangés.

À partir de là, selon les sources, les questions ont atteint leurs conclusions, et les noms qui peuvent être choisis seront en accord entre Aoun et Mikati, à condition qu’ils ne sont pas provocateurs, et les sources refusent de décider le nombre ou les noms des ministres qui seront changés, en attendant ce que les consultations finales vont conduire.

D’autre part, des sources proches du président Mikati confirment son ouverture à toute proposition facilitant la formation du gouvernement, mais elles soulignent l’importance de terminer les élections présidentielles à temps. Cette question, selon les sources, a été au cœur des réunions que Mikati a tenues en marge de sa participation à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, où l’accent a été mis au niveau international sur la nécessité d’élire un président conformément aux principes constitutionnels. Ces positions ont été exprimées explicitement et clairement par un certain nombre de responsables, avec à leur tête le président français Manuel Macron.

En ce qui concerne la déclaration ministérielle du futur gouvernement, les sources s’attendent à ce qu’il s’agisse d’une version révisée de la déclaration du gouvernement « Ensemble pour le sauvetage », avec l’inclusion de certains paragraphes relatifs aux conditions financières et économiques et un accord avec le FMI sur le dossier de la démarcation et la question des Syriens déplacés.

En conclusion, les prochains jours restent un test pour les officiels sur le sérieux de leurs intentions de faciliter la naissance d’un gouvernement qui est censé être transitoire jusqu’à l’élection d’un nouveau président.

    la source :
  • Sawt Beirut International