SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

La France est toujours intéressée par le Liban et par le chef de l’armée

Une fois de plus, la diplomatie française se mobilise en direction du Liban, cette fois à travers la visite de sa ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, dont l’arrivée coïncide avec le lendemain de l’échec de la deuxième session parlementaire pour élire le président. La ministre française commencera ses rencontres aujourd’hui par une série de réunions qui porteront sur les derniers développements politiques en cours, à commencer par le dossier de l’élection présidentielle jusqu’à la formation d’un gouvernement, en passant par l’accord sur la démarcation des frontières maritimes entre le Liban et Israël. La directrice du département Afrique du Nord et Moyen-Orient du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, Anne GUEGUEN, a préparé cette visite en début de semaine dernière lors des entretiens qu’elle a eus avec des responsables libanais à Beyrouth.

Selon des sources dans la capitale française, Colonna discutera avec les responsables libanais de l’importance de l’achèvement de l’accord de démarcation, que son pays considère comme historique, et pour lequel la France a joué un rôle important et fondamental en raison de sa nécessité à ce stade, car il est vital pour l’Europe en général, pour la France en particulier, et pour le Liban et Israël, bien sûr.

Les sources ont indiqué que la ministre française insisterait lors de ses entretiens sur la nécessité de mener à bien les élections présidentielles dans les délais constitutionnels, en raison de l’attachement de son pays à la stabilité du Liban.

Les sources de la capitale française, en revanche, excluent l’élection d’un président de la république pendant la période constitutionnelle, mais elles s’attendent à ce qu’il y ait un consensus sur le nom du prochain président dans une période ultérieure qui sera acceptable pour les chrétiens et les Libanais. Les sources indiquent que le commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, a des chances d’accéder à la présidence. Les sources rappellent l’accueil chaleureux qu’il a reçu lors de sa visite à Paris, où il a eu une réunion spéciale avec le président français Emmanuel Macron, même si les présidents de la République française n’ont pas l’habitude de recevoir les chefs des armées étrangères lors d’une visite de travail à Paris.

Les sources ont également attiré l’attention sur l’importance de donner au général Aoun la plus haute médaille française accordée à un commandant d’armée étranger. Par conséquent, les sources considèrent que les valeurs du commandant de l’armée sont élevées parmi les Français, et elles soulignent également que ses relations solides avec les États-Unis d’Amérique, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, les États du Golfe et l’Égypte lui permettront de devenir président, en plus du fait que de nombreux partis libanais sont implicitement et publiquement d’accord avec cela.

Les sources confirment que la France continue de soutenir le Liban malgré le fait que la classe politique corrompue ait fait obstacle aux résultats de la conférence CEDRE, et cette question a été informée par l’ambassadeur Pierre Dukan au président français, surtout après qu’il ait découvert que cette classe exigeait 20% des fonds CEDRE, et cette question a été interdite, et Cela a privé le Liban de l’aide approuvée par la conférence, selon les sources.

Ainsi, les sources de la capitale française confirment que la communauté internationale n’a aucune confiance dans l’Etat libanais, ses institutions, et la classe politique responsable de l’effondrement financier et économique du Liban, qu’elle considère comme non autorisé à créditer des fonds et des aides sans entreprendre aucune réforme.

Les sources révèlent que la France, qui a versé l’année dernière 103 millions d’euros pour restaurer des écoles et payer des primes pour les élèves des écoles privées, et a contribué à payer les salaires d’un grand nombre d’enseignants, préfère fournir une aide directe aux institutions et aux organismes non officiels, et c’est ce qu’elle adopte dans son aide également aux forces militaires et de sécurité, où elle fournit une aide en nature et financière sous forme de denrées alimentaires, de paiement de la prime de carburant pour les véhicules militaires, et de financement de la « boîte noire » pour aider directement les officiers et les éléments de sécurité avec des sommes d’argent.

En conclusion, les sources espèrent que le Liban mettra en œuvre les réformes économiques et financières nécessaires qui contribueront à renforcer l’État et à restaurer la confiance de la communauté internationale dans le Liban.

    la source :
  • Sawt Beirut International