SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

La France et les grands pays pressent les souverains d’investir politiquement leur victoire aux élections

Malgré l’attention portée par la France à la situation en Ukraine, la présidence française reste attentive à la situation libanaise. En effet, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qui a reporté sa visite à Beyrouth au début de ce mois, après le déclenchement de la guerre russe contre l’Ukraine.

Cependant, selon des sources diplomatiques dans la capitale française à « Sawt Beirut International », il souhaite toujours se rendre à Beyrouth avant les élections présidentielles françaises du 10 avril prochain. Il y a une date limite pour que la visite ait lieu d’ici à cette date, et il ne l’a pas écartée.

Il y a actuellement trois sujets à l’ordre du jour français concernant le Liban: Le premier concerne les élections législatives, le deuxième est le chemin que le Liban emprunte avec le Fonds monétaire international et le troisième est la nécessité pour les responsables libanais d’être conscients de la possibilité de tension dans le sud dans le contexte des messages israélo-iraniens qui ont touché à la fois la Syrie et Erbil.

Les Français craignent que le Liban ne soit affecté, car le front sud a glissé vers des risques sécuritaires, notamment à la suite de la suspension temporaire des négociations internationales avec l’Iran sur l’accord nucléaire.

En ce qui concerne l’enjeu des élections législatives, l’administration française espère à travers elle qu’un véritable changement s’opérera au Liban qui amènera ceux qui appellent à la révolution proprement dite contre tout ce qui a conduit à la ruine du pays, au Parlement, où ils peuvent mettre en œuvre le changement par des positions politiques et une législation légale.

Les Français n’ont pas une certaine vision ou un certain scénario pour le Liban après les élections. Mais ils ont toujours vigoureusement encouragé le changement grâce à ce droit. Ils demandent maintenant à toutes les parties l’ampleur des changements qui se produiront au Liban, ainsi que par les voies diplomatiques.

Les Français veulent sonder l’opinion populaire avant les élections. La France, avec les Européens et les Américains, a convenu des solutions possibles dans la phase précédente et actuelle, en attendant ce que ce droit apporterait, considérant que les Libanais ont une responsabilité historique pour arrêter l’effondrement du Liban, qu’ils connaissent politiquement et économiquement.

Par conséquent, le peuple libanais est désormais tenu de voter correctement et de tenir pour responsables tous ceux qui ont amené le pays à ce qu’il a atteint, à commencer par le système au pouvoir, jusqu’au rôle joué par le « Hezbollah » dans ce contexte et le rôle de ses armes.

Par conséquent, les États attendent des Libanais qu’ils remplissent leurs devoirs concernant leur avenir et l’avenir de leur pays, et qu’ils examinent profondément la question, loin des intérêts immédiats et des services de vie étroits.

De plus, les changeurs devraient concentrer leurs efforts sur l’idée que s’ils remportent la majorité, ils peuvent gouverner, contrairement à ce qui s’est produit deux fois dans le passé, lorsqu’ils ont remporté les élections et n’ont pas été en mesure de gouverner.

Selon les sources, les Français, ainsi que d’autres pays occidentaux, sont intéressés par les réformes que le Liban a réalisées jusqu’à présent. Le Conseil des ministres a approuvé le plan d’électricité, et le Fonds monétaire international envisage positivement la coopération libanaise avec lui, et les négociations se poursuivront.

C’est ce que font exceptionnellement les responsables français, car cela pose les bases d’une véritable aide internationale pour sauver le Liban.

Quant aux influences extérieures sur le Liban, la France s’emploie à le neutraliser des répercussions de la guerre russe contre l’Ukraine et à repositionner la région en conséquence. La France a donc pris des contacts avec Israël et l’Iran pour calmer la situation et éviter toute répercussion sur le Liban. Il prend également des contacts pour rectifier toute tendance à des actions de sécurité avant les élections, ce qui pourrait entraîner des perturbations.