SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2022, Monday |

La France met en garde contre le blocage de la formation du gouvernement post-électoral

Huit jours séparent la France et le reste du monde des élections présidentielles françaises, où l’attention de tous est attirée sur la personne qui prendra la présidence de la France, parce que la France a un rôle international et moyen-oriental, et dans le dossier libanais, où la France sympathise avec le Liban dans ses tragédies et conçoit des moyens diplomatiques pour assurer la sécurité du Liban.

Les élections présidentielles françaises se dérouleront en deux étapes, la première le 10 avril et la seconde le 24 avril. Les Français ne prévoient aucun voyage à l’étranger, en particulier au Liban, car le compte à rebours a commencé.

Selon des sources diplomatiques à Sawt Beirut International, l’administration française suit la situation libanaise, que ce soit par l’intermédiaire de son ambassade à Beyrouth, du ministère des Affaires étrangères ou de responsables de l’Elysée. Malgré ses élections, la France entretient des relations étroites avec le Liban.

Les deux questions les plus importantes qui suivent sont les suivantes :

Le premier est l’avancement des préparatifs des élections législatives du 15 mai.

La deuxième a été la visite des délégations du FMI la semaine dernière et cette semaine dans le but de parvenir à un accord préliminaire avec le Liban qui le mettrait sur la voie de la reprise.

Les sources estiment que la signature de l’accord en principe est nécessaire, et elles encouragent les responsables libanais à le faire à l’approche des élections législatives, ainsi qu’à collaborer pour parvenir à une compréhension interne de l’accord attendu.

Malgré le fait qu’aucune visite française n’est prévue au Liban, la France a informé les responsables que ce qui est important n’est pas seulement cette signature, mais son achèvement avec le nouveau gouvernement qui émergera du Parlement élu, qui aura la responsabilité de légiférer sur la coopération avec le Fonds.

En ce qui concerne la possibilité d’entraver la formation d’un nouveau gouvernement à la suite des élections, ce gouvernement deviendra un gouvernement intérimaire.

Selon les sources, un gouvernement doit être formé rapidement après les élections afin d’achever le sauvetage, et qu’il est de la responsabilité de toutes les parties libanaises de travailler pour sortir leur pays de la situation financière et économique à laquelle il est confronté.

La France met en garde contre le report ou l’obstruction de la formation d’un gouvernement après les élections, car cela se reflète dans la voie réformiste et critique.

Selon les sources, il est naturel que les recommandations du FMI soient adaptées aux besoins et à la capacité d’endurance du Liban.

Si le Liban réussit à négocier avec le fonds, il obtiendra le sceau du fonds, qui servira de pont vers les grands fonds financiers internationaux, arabes et européens, y compris les fonds d’investissement, qui commenceront à fournir des prêts à long terme au Liban en recevant 7 milliards de dollars.

Selon les sources, le droit présidentiel libanais représentera un tournant dans l’intérêt international au Liban, et les préparatifs économiques sont faits par accord avec le FMI, tandis que les préparatifs politiques seront cristallisés par des règlements internationaux-régionaux. C’est ce dont la France est consciente.