SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2022, Monday |

La France s’efforce de rapprocher ses points de vue avec Washington et Riyad sur le nouveau président

Selon des informations diplomatiques, la France travaille sur toutes les lignes internes et externes afin de mettre en place un nouveau président de la république le plus tôt possible, car elle souhaite que le vide présidentiel ne dure pas et s’efforce de prévenir ce qu’il pourrait entraîner comme le chaos, l’instabilité et un nouvel effondrement.

Par conséquent, selon les informations, la France est en contact avec l’administration américaine, d’une part, et avec le Royaume d’Arabie Saoudite, d’autre part, pour se mettre d’accord sur le nom d’un candidat, et pour rapprocher les points de vue entre elle et Washington et Riyad à ce sujet. Dans la période récente, une disparité est apparue entre la France d’une part, et Washington et Riyad d’autre part, concernant les caractéristiques que devrait posséder le futur président. Le rôle de la France est essentiel dans les discussions en cours, à la lumière de la visite à Beyrouth de la ministre française des affaires étrangères, Catherine Colonna, qui sera suivie d’autres visites françaises de haut niveau.

Le rôle de la France, selon les informations fournies à « Sawt Beirut International », vient d’un désir de résoudre le problème. En effet, les Saoudiens sont stricts quant à la nécessité d’avoir un président souverain, plus indépendant du « Hezbollah », notamment dans ses orientations et ses décisions, ce qui a été communiqué à tous ceux qui sont concernés par la situation libanaise. Les Américains n’y voient certainement pas de problème, et c’est leur principale exigence. Mais les Français pensent que si les députés, selon leur répartition et leurs affiliations, ne sont pas en mesure d’élire un président de ce qu’on a appelé le 14 mars, alors amener un président consensuel et non conflictuel est une bonne chose. L’important est que ce président puisse rassembler les Libanais, coopérer avec le Fonds monétaire international, mener à bien les réformes nécessaires et remettre le Liban sur la carte arabe et internationale.

Les Français, qui connaissent bien l’équilibre des forces internes et externes qui contrôlent la situation libanaise, sont en dialogue profond et avancé avec le Hezbollah sur la question libanaise, et plus précisément dans le dossier de la présidence de la République. Ils sont convaincus que le commandant de l’armée Joseph Aoun peut être élu président et qu’il remplit toutes les conditions et les spécifications auxquelles ils adhèrent.

Par conséquent, les Français travaillent sur la ligne du Hezbollah, et sur la ligne américano-saoudienne pour rapprocher les points de vue afin d’assurer l’accession de Aoun à la présidence, bien que les Saoudiens craignent un problème, qui est que le président Michel Aoun est celui qui l’a nommé pour diriger l’armée avec l’approbation du Hezbollah, comme ils le considèrent.

Cependant, les Français considèrent que le commandant de l’armée est respecté par les pays occidentaux et arabes et qu’il a joué un rôle important dans la stabilité du pays, et qu’il a toujours coordonné et communiqué avec Washington et Paris concernant l’aide américaine et française à l’armée libanaise et à la stabilité.

    la source :
  • Sawt Beirut International