SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 21 October 2021, Thursday |

La joie du « Hezbollah » d’importer du pétrole iranien est un investissement non rentable

Les citernes chargées de diesel iranien sont arrivées, et indépendamment de leur capacité à répondre aux besoins du marché libanais, il y a beaucoup de problèmes et d’obstacles autour de cette cargaison et les autres cargaisons, dont on ne peut prédire quand elle arrivera, car le premier est arrivé sur le territoire libanais environ un mois après la date de l’annonce par le secrétaire général du « Hezbollah » Hassan Nasrallah, au milieu du mois dernier, qu’il serait lancé dans les heures qui suivent.

Une source informée a confirmé à « Sawt Beirut International » que le processus d’importation du pétrole iranien sera compliqué et pourrait ne pas durer car il se heurte à de nombreux obstacles, notamment ce qui se trouve à l’extérieur des frontières du territoire libanais, en plus des obstacles internes.

Au niveau de l’intérieur libanais, le pas franchi par le « Hezbollah » n’a pas été accueilli favorablement par de nombreuses forces, même celles du même axe, et cela s’est manifesté à travers les déclarations convaincantes des officiels, notamment la position du président Najib Mikati, car cette affaire constitue un embarras pour l’Etat libanais dont les institutions sont exposées, en raison de fait que les dérivés du pétrole iranien, même si une partie d’entre eux ont été donnés, n’ont pas traversé les canaux administratifs et s’ils ont traversé les frontières libanaises, il y a beaucoup de questions sur les quantités qui seront vendues et qui profiteront à la trésorerie du Hezbollah, en plus de cela les quantités attendues ne suffiront peut-être pas aux besoins de l’environnement du Hezbollah, alors comment si elles sont distribuées parmi Qui est dans leur orbite ?

Quant aux obstacles extérieurs, notamment en ce qui concerne la trajectoire des camions-citernes d’un point de vue géographique, tout le monde sait que ces camions-citernes auraient pu traverser la zone d’Arida pour atteindre le territoire libanais sans les difficultés d’un chemin plus long, et bien sûr tout le monde sait que leur passage depuis le nord du Liban ne serait pas confortable.

Quant à l’intérieur de la Syrie, ces camions-citernes emprunteront des routes difficiles en raison du contrôle de nombreuses organisations militaires syriennes, notamment les divisions de la défense nationale, les comités populaires et la quatrième division, qui imposeront des « rations » pour faire passer ces chars. Il est ici nécessaire de rappeler les affrontements qui ont eu lieu entre les éléments de la Quatrième Division affiliés à Maher al-Assad et des membres du « Hezbollah » depuis près de 4 mois en raison des dérivés du pétrole qui arrivaient à Baniyas et étaient distribués aux centres militaires du Hezbollah à l’intérieur de la Syrie.

De plus, la source a poursuivi que le facteur le plus important, qui est considéré comme le plus dangereux, que l’aviation israélienne a visé plusieurs navires qui arrivaient au port de Baniyas en provenance d’Iran. L’objectif, selon les déclarations de l’ennemi, n’était pas d’empêcher l’arrivée du pétrole, mais plutôt de frapper le stock d’armes en termes de missiles guidés, et cela explique pourquoi l’ennemi n’a pas frappé tous les navires en provenance d’Iran, selon ce qui a été déclaré par les responsables militaires israéliens, qui surveillent constamment le processus de transport du pétrole, et donc les raids sur ces navires sont soumis à l’examen des éléments coopérant avec l’ennemi israélien, qui leur fournissent ce qui est transporté, en particulier en termes de « têtes gyroscopiques » qui sont transférées dans des endroits sûrs pour être rassemblées.

Quant à la capacité de l’Iran à aider le Hezbollah de manière permanente, la source confirme que cette question sera en jeu parce que la République islamique a fourni au régime syrien ces dérivés gratuitement pour une certaine période et sur des contrats à terme, mais les sanctions imposées à l’Iran ont mis fin à l’aide gratuite et ont exigé un paiement pour celle-ci, et cette question a mis le régime syrien en grande difficulté.

Et quant au lot qui est arrivé au Liban, et selon un simple calcul, les camions-citernes transportant environ 50 tonnes et les 21 camions-citernes qui en sortent ne peuvent pas fournir le besoin de l’environnement du Hezbollah pour quelques jours, et l’attente du prochain lot étouffera la « joie » de réaliser une victoire sur les États-Unis. Il faut noter que Nasrallah a considéré dans ses déclarations que l’ambassade américaine au Liban est comme « L’antre direct de la gestion de la guerre contre le Liban », la décrivant comme « une ambassade qui a conspiré contre le peuple libanais ».

La source conclut en s’interrogeant sur la position du gouvernement Mikati à l’égard de ces camions-citernes, qui constitueront un obstacle majeur au retour du Liban dans le giron arabe, et pourraient être une détonation pour son gouvernement et son autorité, qui deviendra déficiente.