SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

La justice… « aux multiples foyers »

Le célèbre historien libanais, le Dr Kamal Al-Salibi, a un livre merveilleux sur l’histoire du Liban, son titre est expressif car il parle de la diversité libanaise, le titre est « Une maison avec de nombreuses maisons ».

Qu’il est doux d’emprunter ce titre en parlant de la justice libanaise, devenue, par argumentation et présomption, « une justice à plusieurs foyers »:

Il y a une justice qui néglige intentionnellement les dossiers.
Il y a une justice qui ajourne les dossiers.
Il y a une justice qui fabrique des dossiers.
Il y a une justice qui attend une « instruction » pour poursuivre les dossiers.

Tous ces types de système judiciaire au Liban confirment qu’il n’est pas bon du tout.

Par exemple, où en est le cas dans l’affaire « Qard Hasan »? On sait que plusieurs banques sont impliquées dans le « bon prêt », alors pourquoi la justice libanaise reste-t-elle muette sur cette question?

D’autre part, la juge Ghada Aoun a poursuivi ses poursuites contre la société Mokatof pour les transferts d’argent, sachant que le parquet financier n’a rien trouvé dans le dossier, alors pourquoi l’accélération dans un dossier qui s’est avéré vide?

Dans l’affaire du crime d’Ansar dans le sud, qui s’est déroulée il y a plus de trois semaines, pourquoi le procureur d’appel de Nabatiyeh, le juge Ghada Bou Alwan, a-t-il libéré le suspect arrêté? Bien que le principal soupçon l’ait conduit dès le début et que la division de l’information ait fourni des données sur le mouvement de son téléphone qui correspondent au mouvement des téléphones des victimes?

Dans l’affaire Tayouneh, le juge Fadi Akiki a réanimé le dossier sur la base de « nouvelles données », comme il l’a dit, sachant que ce qu’il a appelé « données » est une interview que George Al-Araj, dit « Kojak » (un ancien responsable militaire en Parti libéral), a donné à la chaîne Al-Manar, et entre l’hostilité d’Al-Araj envers les Forces libanaises, et son choix de la chaîne « Al-Manar » pour parler de « données », il s’avère qu’il y a quelque chose à propos la « composition des dossiers » dans ce cas.

Où en est la question du bombardement du port, puisque l’enquêteur judiciaire, le juge Tarek Bitar, continue d’être suspendu?

Où en est la justice libanaise pour traquer les terroristes nommés par le Tribunal spécial pour le Liban dans l’affaire de l’assassinat du Premier ministre martyr Rafik Hariri ?

Dans chacun des cas précités, il y a un « juge » qui ne ressemble pas à « une autre magistrature ». Chaque juge travaille selon son autorité. Dans ce cas, de quelle justice « unifiée unique » parle-t-on?

    la source :
  • Sawt Beirut International