SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 6 December 2022, Tuesday |

La Ligue arabe … Le « Hezbollah » isole le Liban de son environnement arabe

Les responsables libanais sont tombés dans une impuissance effrayante face à la plus grave crise diplomatique que le pays ait connue depuis sa création. Le président Michel Aoun est dans Baabda et est presque absent de la scène, et le Premier ministre Najib Mikati cherche des solutions et supplie l’Amérique et la France de sauver le gouvernement de sauvetage des tempêtes de la fermeté du Golfe.

Quant au duo chiite, il est dans le silence le plus complet, attendant l’heure de renverser la tête du ministre de l’Information Georges Kordahi et de le punir pour ses déclarations sur le Royaume d’Arabie Saoudite, auquel le Liban doit sa prospérité à tous les niveaux.

Dans le contexte de la crise diplomatique, des sources familières avec les positions au sein de la Ligue Arabe ont rapporté qu’il y a une grande crainte parmi les pays arabes que le Liban glisse dans l’inconnu sur les plans sécuritaire et économique, surtout à la lumière de la perte de confiance des pays du Golfe dans l’Etat libanais et de la rupture entre le Liban et son environnement arabe et celui du Golfe.

En effet, des sources ont indiqué à « Sawt Beirut International » que la Ligue arabe regrette la situation à laquelle le Liban est parvenu dans ses relations avec les pays du Golfe et l’Arabie Saoudite, qui n’a jamais été avare pour aider le Liban et les Libanais.

Et la Ligue arabe craint que le Liban se transforme en une arène de conflits et de règlements de comptes pour l’Iran et son régime, qui n’a pas ménagé ses efforts pour diviser les rangs des Libanais et les dominer par le biais du Hezbollah, qui préfère l’Iran au Liban.

Aussi, les sources ont déclaré que la Ligue arabe ne voyait pas d’efforts sérieux de la part de l’État libanais pour régler la crise avec l’Arabie saoudite, et se demandait comment le président de la République, Michel Aoun, se tenait à l’écart et attendait ce que ferait le premier ministre Najib Mikati, si cela indique quelque chose, c’est qu’Aoun est pleinement impliqué dans l’axe iranien et qu’il est soumis à la politique du Hezbollah à l’égard de l’Arabie saoudite et des pays du Golfe.

Les sources ajoutent que la Ligue arabe a la conviction que le Hezbollah prend le Liban en otage, met le sort du peuple libanais en péril par des dangers sécuritaires et économiques, domine les décisions de l’Etat et déplace ses articulations en fonction de l’intérêt de Téhéran, et il est regrettable que le Liban soit passé du giron arabe aux bras du régime iranien, qui déstabilise les pays de la région, comme le Yémen, l’Irak, la Palestine et le Liban, et ceux qui, au Liban, ont des positions souveraines doivent bouger pour sauver leur pays et le faire revenir rapidement dans le monde arabe.