SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 12 August 2022, Friday |

La phase extérieure ambiguë peut-elle produire un président de la République au Liban ?

Les grands pays ont commencé à s’enquérir auprès des responsables libanais par la voie diplomatique, des préparatifs libanais pour les élections présidentielles. Même ses demandes de renseignements affectent les noms soulevés et d’autres non soulevés en public. Mais la question est, le Liban deviendra-t-il une priorité internationale pour commencer par les élections présidentielles ?

 

Des sources diplomatiques confirment à « Sawt Beirut International » que jusqu’à présent, malgré les inquiétudes arabes et internationales concernant la situation attendue au Liban et sa relation avec l’élection présidentielle, le Liban n’est pas une priorité internationale. C’est une priorité uniquement pour la France, mais ce n’est pas le cas pour le reste des Européens, et pour les Américains, pour ces deux derniers camps, la priorité est la guerre contre l’Ukraine.

 

Les sources disent qu’il y a aussi deux problèmes qui montrent qu’il n’y a pas d’impulsion majeure pour ce droit, à savoir : Sur le plan interne, il y a un durcissement des positions entre l’opposition et les loyalistes, mais rien de substantiel n’a été fait. Au niveau externe, notamment international-régional, il n’y a pas de confrontation, mais en même temps, il n’y a pas de véritable entente. Les choses ne sont pas claires. Alors que les élections présidentielles ont besoin d’équilibres, d’autant qu’elles ont besoin d’une majorité écrasante, notamment au niveau interne. Quant à l’existence d’équilibres indécis, c’est une autre affaire. Quand il n’y a pas de consensus interne, ce droit nécessite encore une orientation externe et des insinuations de l’étranger.Externe, il y a un intérêt pour les questions de l’Iran, du pétrole et du gaz, et le Liban ne peut pas élire un président sans le consentement de toutes les parties.

Il est certain, selon les sources, que le Liban a un bloc probable, mais la question est de savoir si les choses se feront avec un consensus extérieur et dans le cadre d’un Liban restant sans violence, ou le Liban est-il livré à son destin ? Des sources ne croient pas que le Liban soit abandonné. Dans la zone qui l’entoure, il n’y a aucun désir de confrontation. Quand l’administration américaine encourage l’Irak et la France à relancer les relations bilatérales, encourage la reprise des contacts saoudo-irano-turcs, et encourage le calme dans le dossier yéménite. Tous les dossiers tendent vers le refroidissement, mais sans résultats clairs, ce qui signifie qu’il n’y a pas de décision majeure de recourir à l’escalade, mais sans volonté finale d’aboutir à un résultat. C’est une démarche d’apaisement dont il n’est pas certain qu’elle débouche sur une entente régionale pendant la période constitutionnelle durant laquelle le Liban doit élire un président de la République. De plus, il y a des élections parlementaires à venir en Israël, après lesquelles un nouveau gouvernement est attendu. Toute la région est dans une phase de transition, tandis que le Liban traverse une phase de délais constitutionnels et d’échéances.

Il est clair, selon les sources, qu’il n’y a pas d’affrontement dans la région à l’exception de l’inconnu israélien, où il a été enregistré lors de la visite du président américain Joe Biden il y a dix jours qu’il n’y a pas d’accord entre les deux parties concernant l’Iran dossier, car Biden dit qu’il garantit que l’Iran ne deviendra pas nucléaire, alors qu’Israël n’est pas ainsi assuré. Geler les divergences régionales et internationales, essayer de trouver des solutions et recourir à la diplomatie ne conduit pas nécessairement à des ententes.

Par conséquent, selon les sources, il n’est pas inévitable que le Liban puisse nommer son président dans la période actuelle de calme régional et international. Alors que le président de la république doit être élu. Ce climat entourant le Liban rend la question de la présidence ambiguë, car la scène n’est pas conflictuelle et pas pessimiste, mais l’incertitude internationale et régionale n’est pas inévitable qu’elle produise un président… Tout cela dépend de la situation de l’international et piste régionale dans deux mois.

    la source :
  • Sawt Beirut International