SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 9 December 2022, Friday |

La première session de vide présidentiel n’est plus limitée au « Hezbollah » et au « Courant patriotique libre »

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a surpris tout le monde en fixant une séance pour élire un nouveau président de la république. C’est lui qui a confirmé plus tôt qu’il n’appellerait pas à une session pour élire un nouveau président tant que le parlement n’approuverait pas les réformes qui représentent des conditions préalables à un programme de sauvetage du Fonds monétaire international, et il l’a suivi avec une autre position il y a une semaine quand il a répondu à la question de la députée Paula Yaacoubian, où il a répondu que « quand il trouve la possibilité d’élire un président par consensus, il fixera une séance pour élire un nouveau président, ce qui est une condition préalable pour fournir un quorum, c’est-à-dire la présence de 86 députés. »

On déduit de ce qui a été mentionné, notamment en ce qui concerne la disponibilité du quorum, que l’appel du président Berri est basé sur des données ou des coordonnées, ou même que cet appel peut être considéré comme un test préliminaire pour d’autres étapes. La séance d’aujourd’hui servira de boussole au président Nabih Berri pour lire les blocs et leur consensus avant de présenter les noms proposés pour succéder à Aoun, un coup qu’il a porté aux souverains, avec le retard dans la montée de la fumée blanche des réunions qui se tiennent publiquement et sous la table.

Cela a été confirmé par plus d’un responsable du Hezbollah, le dernier étant le chef du bloc de la loyauté à la résistance, le député Muhammad Raad, qui a souligné la nécessité que « le prochain président soit un protecteur de la résistance », ce qui ne fait pas l’unanimité et constitue un élément d’affrontement entre le « duo chiite » et les blocs souverains. Il faut ajouter à cela la récente unification des dirigeants sunnites sous les auspices de Dar al-Fatwa, et cela aura des répercussions sur la place de Nejmeh, qui sera le théâtre de rassemblements et de tournées à partir d’aujourd’hui, et le dôme du Parlement sera le témoin de changements quant au nom qui sera élu.

Les principaux commanditaires de ce droit (l’élection du président) sont préoccupés par de nombreux événements. En Iran, la situation est chaotique à la suite du soulèvement du peuple iranien, qui a brisé l’enfermement de la peur et a confondu les éléments les plus importants du pouvoir dans la République des mollahs, dans son soulèvement qui a porté le numéro 20, et il diffère de ses prédécesseurs, après qu’il a été en mesure de contrôler plus de 156 villes, ce qui coïncide avec une étape sensible pour Téhéran, qui attend de signer l’accord nucléaire. Cependant, le Guide suprême de la République, Ali Khamenei, ne peut plus contrôler à distance les capitales contrôlées par ses groupes, et le Liban occupe la première place dans ses intérêts, selon des sources informées.

Les sources terminent leurs propos en soulignant que le règlement qui a amené le président Michel Aoun à la présidence a perdu sa validité, d’autant plus que les six années du président Michel Aoun ont plongé le Liban dans un tunnel noir, dans lequel l’État s’est effondré avec toutes ses composantes et avec lui l’axe de la résistance a perdu beaucoup de papiers internes et externes.

    la source :
  • Sawt Beirut International