SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 December 2022, Thursday |

La présidence de la République échappe à l’emprise du « Hezbollah » et de son axe

Nombre d’observateurs qui suivent le déroulement des séances tenues par la Chambre des représentants pour élire le Président de la République estiment qu’elles vont continuer à osciller dans un cercle vicieux, compte tenu de l’incapacité de l’Axe Résilience à dévoiler le nom de leur candidat pour plusieurs raisons.

Parmi eux se trouve leur désaccord sur un nom précis, à la lumière de la dissonance apparente entre l’ancien ministre Suleiman Franjieh et le chef du « Mouvement patriotique libre » Gibran Bassil, les candidats qui avaient l’approbation du Hezbollah, même si la balance penchait vers Franjieh .

Et s’ils ont su résoudre cet insoluble complexe, l’autre problème est qu’ils n’ont pas pu serrer l’étreinte de certaines voix vacillantes dans leur décision quant au choix du nom de leur candidat, à l’heure où certains députés affiliés à différents blocs de changeurs et d’indépendants ont commencé à éluder les décisions de ces blocs.

Comme il est devenu clair que les blocs susmentionnés connaissent des vibrations internes, et il n’y a pas de slogan unificateur qui les unit, sauf la nécessité de fusionner en un seul bloc.

En d’autres termes, l’« alliance de la nécessité » pour que leurs voix ne soient pas gaspillées dans la lutte des grands blocs, alors leur sort sera celui de témoins dans le jeu de la pesée des blocs, qui n’a pas eu une signification populaire bien établie pour années, à une époque où ces personnes perdaient de leur glamour à deux reprises et constituaient une déception pour certains de leurs électeurs.

Lorsqu’ils ont échoué au premier examen, lors de la session pour élire le président et le vice-président, et plus tard lors de la première session du Conseil des représentants qui s’est tenue pour élire un successeur à l’ancien président Michel Aoun.

Il ne fait aucun doute que la session parlementaire qui s’est déroulée hier, selon les sources, était comme les précédentes, sauf qu’elle constituait un indice de la persistance du vide présidentiel et de l’absence d’horizon de solution, en l’absence des principaux sponsors de ce droit.

Surtout les États-Unis, qui sont engagés dans leurs élections de mi-mandat, sur la base desquelles ils vont construire comment traiter les dossiers étrangers concernant le dossier nucléaire iranien et la guerre russo-ukrainienne, comme deux dossiers principaux et bien sûr d’autres ramifiés des dossiers qui concernent principalement la crise pétrolière et les relations froides avec l’Arabie saoudite et les États du Golfe.

Quant aux pays européens, notamment la France, qui est principalement concernée par le dossier libanais, et qui n’a pas coupé sa communication avec le Hezbollah, même si ce n’est pas ouvertement, ce n’est plus une priorité compte tenu de la crise du gaz.

Cela a mis la pression sur la présidence d’Emmanuel Macron, en plus des vibrations vécues par certains pays, notamment la Grande-Bretagne, qui est tombée dans le piège de l’espionnage russe lorsque l’ancienne Première ministre Liz Truss a révélé son rôle dans la grève de la ligne « Nord Stream 2 », et un nombre de pays européens sont devenus dans le cercle de ciblage russe.

Quant à l’Iran, il est dans un état de grand chaos, et les bandes vidéo divulguées documentant l’étendue de la confusion dans l’arène iranienne, et l’effondrement de l’image du chef et de ses armes militaires de la « Garde révolutionnaire » à la  » Basij » suffisent à brosser un tableau vague du sort du régime, ce qui jettera une ombre sur ses capacités à contrôler les zones dans lesquelles il s’étend avec ses armes.

En Irak, au Yémen, en Syrie, et bien sûr au Liban, après les concessions faites par le « Hezbollah » à « Israël » dans le dossier de la démarcation, qui constituaient un « coup de pouce » pour le parrain américain afin que le régime soit assiégé intérieurement et à l’extérieur ne cesserait de respirer avec l’armée de l’air israélienne qui continue de viser les milices iraniennes qui sont toujours là. Elle passe de l’Iran à la Syrie par la frontière irakienne.

La source conclut ses propos en notant que le « Hezbollah » s’efforcera de prolonger la vacance présidentielle, et ne sera pas seul à cet égard, mais sera partagé par l’ancien ministre Gibran Bassil.

Malgré leurs objectifs différents, les premiers s’appuyaient sur un président qui assurerait la poursuite de son contrôle politique et la préservation de ses armes.

Alors que le chef du Mouvement patriotique libre veut réaliser son rêve d’hériter de son oncle, d’autant plus qu’il n’a plus le luxe du temps, qui a commencé à tourner les pages de la gloire qu’il a vécue depuis le retour du général Aoun au Liban, après le retour de ce dernier à Rabiyah.

    la source :
  • Sawt Beirut International