SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 8 December 2022, Thursday |

La priorité est de maintenir les anciennes centrales électriques et de former un organisme de réglementation

Depuis trois décennies, le secteur de l’électricité connaît un déclin dramatique sans précédent malgré les milliards de dollars qui lui ont été gaspillés à partir des budgets de l’Etat, et la raison est due à l’effondrement des usines productives d’une part, et aux désaccords des politiciens d’autre part, et le peuple libanais, comme d’habitude, est celui qui paie le prix qui est devenu au-delà de sa capacité en raison de rationnements sévères et de factures de générateurs, en gardant à l’esprit que le ministère de l’énergie a été sous l’autorité de l’équipe de réforme et de changement pendant des années, qui a détruit le secteur en raison de sa corruption et de sa mauvaise gestion.

Cependant, la sortie définitive de la crise de l’électricité ne se fera pas avant 2026 si la Banque mondiale approuve le financement et si les appels d’offres requis sont menés de manière transparente. Le Conseil a également accepté, lors de sa dernière session, le principe du transfert d’un montant de 78 millions de dollars américains pour continuer à faire fonctionner les centrales électriques, mais cette approbation nécessite également des propositions du ministère des Finances sur le mécanisme de financement et l’approbation de la Banque du Liban pour ouvrir le crédit. Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères, Hussein Amir Abdullahian, a réitéré lors de sa visite à Beyrouth la semaine dernière, la volonté de son pays de contribuer à la construction de deux centrales électriques.

Des sources expertes dans le dossier de l’énergie confirment à « Sawt Beirut International » qu’il n’y a actuellement aucun besoin de construire de nouvelles centrales électriques, et que la priorité est de maintenir et de réactiver les centrales actuelles et d’obtenir le gaz et le carburant dont elles ont besoin, et considèrent que l’annonce du responsable iranien n’est qu’un discours sans signification.

En ce qui concerne la nomination de l’autorité régulant le secteur de l’électricité, les sources soulignent l’importance de cela dès que possible, d’autant plus qu’il s’agit de l’une des réformes les plus importantes exigées par la communauté internationale et le Fonds monétaire international, notamment en ce qui concerne le rythme de cette autorité pour la mise en œuvre et la supervision du plan électrique, et les sources soulignent la nécessité de séparer les politiques de gestion du secteur de l’électricité qui ne doivent pas être politisées.

En outre, les sources considèrent que l’objectif de la formation de l’organe de régulation, qui est composé d’experts, est d’organiser le secteur et de lui trouver des solutions, d’autant plus qu’il a le pouvoir de procéder à des appels d’offres et de signer des accords avec les sociétés de recouvrement en échange du fait que l’État et le citoyen bénéficient de l’obtention du meilleur service au prix le plus abordable. Les sources soulignent l’importance de la question de la collecte sur une base régulière et sans exceptions, comme c’est le cas aujourd’hui, ce qui a conduit à la perte de millions de dollars par l’institution.

Les sources considèrent que les divergences politiques et le système de quotas sectaires sont parmi les principales raisons qui ont entravé la formation de l’organe de régulation, et soulignent que lorsque Gebran Bassil a pris en charge le ministère de l’Énergie au cours de l’année 2014, il a essayé de changer les tâches de la commission en donnant au ministre ses pouvoirs et en apportant des modifications à son travail, mais il n’a pas réussi.

Et les sources indiquent que si l’autorité de régulation avait été nommée depuis l’approbation de la loi de sa formation il y a près de trente ans, l’affaire avait permis à l’État d’économiser des millions de dollars, et de tirer davantage d’énergie électrique des pays arabes ainsi que du gaz, si bien que le contrat des navires dont bénéficiaient des parties bien connues aurait pu être supprimé.

De là, les sources soulignent que la nomination de la commission est devenue plus qu’une nécessité à l’heure actuelle, et considère que si les organismes internationaux, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international n’obtiennent pas la confiance nécessaire pour gérer ce secteur en dehors des querelles politiques, alors aucune aide ne pourra être fournie au Liban.

En attendant, le rationnement sévère continue et les pertes de l’Etat se poursuivent en raison de la politique de patchwork adoptée depuis des années, sachant que la seule et unique exigence est de trouver des solutions radicales, mais c’est impossible en présence du système politique qui profite toujours des crises.

    la source :
  • Sawt Beirut International