SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

La question du retrait des gardiens de la révolution de la liste terroriste américaine reste ambiguë

Les alliés des États-Unis d’Amérique ont été surpris, lorsque des informations ont été divulguées sur la possibilité pour l’administration américaine d’accepter la condition iranienne, de revenir à l’accord nucléaire, qui est maintenant terminé.

Il retire les Gardiens de la révolution de la liste américaine du terrorisme et lève les sanctions à son encontre.

Jusqu’à présent, Washington n’a pas décidé de sa position, bien que cette condition se heurte à une forte opposition au Congrès et parmi les alliés arabes et non arabes de Washington.

Des sources diplomatiques occidentales ont confirmé à « Sawt Beirut International » que l’administration américaine ne se soumettra pas à cette condition iranienne, mais en même temps, il n’y a aucune information claire à ce sujet, car la question semble ambiguë.

Les sources ont indiqué que le médiateur européen pour les négociations de Vienne, M. Enrique Mora, est apparemment en visite à Washington pour suivre la question. Il n’est pas non plus clair si cette condition est mise en œuvre, si elle s’appliquera aux relations de Washington avec les organisations et les partis émanant de la Force Al-Qods des Gardiens de la révolution, tels que le « Hezbollah » au Liban, les Houthis au Yémen et la Mobilisation populaire au Irak. Ces organisations font partie du système géré par les gardiens de la révolution.

Les sources ont indiqué que jusqu’à présent, les détails de l’introduction de l’accord nucléaire et ce qu’il contient dans son préambule ou son annexe ne sont pas connus, rien sur les alliés de l’Iran, et la manière de limiter son influence dans la région, bien que les États-Unis et l’Iran les parties avaient annoncé que ce qui se négocie à Vienne, c’est un retour à l’accord nucléaire de 2015, et pas n’importe quelle autre question.

Les pays de la région n’étaient pas satisfaits des promesses de Washington de ne pas concéder à l’Iran dans le cadre d’un retour au nucléaire. Le sommet historique du Néguev, et avant cela, le sommet de Charm el-Cheikh, se sont déroulés dans une position indirecte envers la politique américaine, car on craint des concessions à l’Iran, ce qui conduirait à son renforcement.

Ceci est rejeté par les pays arabes, et pour cette raison, les sommets inclus dans ce sommet se sont tenus en même temps, et leur thème était la paix régionale, et l’endiguement de la menace iranienne.

Et les dangers auxquels sont confrontés ses alliés les ont fait, selon les sources, s’unir plus que jamais. D’autant plus que les États du Golfe, en particulier l’Arabie saoudite, reçoivent toujours des frappes des Houthis, ainsi que les Émirats arabes unis. Tout se passe comme si l’Iran ne s’asseyait pas à une table de négociation avec Washington, et comme si tout l’Occident ne comptait pas sur sa positivité pour revenir à l’accord.

Les sources indiquent que les Arabes craignent l’existence d’ententes secrètes qui ne sont pas clairement définies en marge de l’accord nucléaire, car les Arabes veulent les impliquer dans la situation parce qu’ils sont des alliés.

Les sources ont souligné qu’avec le temps et après la mise en œuvre de l’accord nucléaire, il apparaîtra s’il existe des accords en marge de l’accord qui affectent l’influence de l’Iran dans la région, les missiles balistiques, le retrait des Gardiens de la révolution et des alliés de l’Iran de la liste du terrorisme et la levée des sanctions à leur encontre.

Des contacts ouverts entre Washington et Téhéran, peu après l’accord, seront essentiels pour déterminer les paramètres de la prochaine étape en ce qui concerne ces titres, l’existence d’un accord à leur sujet, le cas échéant, et l’étendue de l’engagement de l’Iran à cet égard.

Ce sont les contacts ultérieurs entre les deux parties qui cristalliseront s’il y a un accord qui couvre tout ou si les limites de l’entente ne vont pas au-delà de l’accord nucléaire. Au fil du temps, les deux parties entameront une discussion sur le sort et les performances des alliés de l’Iran dans la région.