SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 20 May 2022, Friday |

La résurgence de l’Etat islamique en Syrie et en Irak… Qui en profite?

Que s’est-il passé à Al-Hasakah en ce qui concerne l’attaque lancée par des éléments de l’Etat islamique contre la prison « Gweran », située à environ 50 km de la frontière irakienne et sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui protègent le pétrole d’Omar terrain, où se trouvent les bases militaires américaines.

Outre les pertes subies de part et d’autre, l’attaque a coïncidé avec un massacre commis par la même organisation dans la province de Diyala, district d’Al-Azim, qui a entraîné le martyre de 11 membres des forces de sécurité irakiennes.

Cette affaire a soulevé de nombreuses questions sur le moment qui coïncide avec les événements locaux en Irak et la défaite des alliés de l’Iran en politique et la tentative de Téhéran à travers la visite du commandant de la Force Al-Qods des « Gardiens de la révolution iraniens » en Irak et sa rencontre avec les chef du mouvement sadriste Muqtada al-Sadr dans une tentative de pression pour limiter les pertes qui a affecté le « cadre de coordination » aux élections législatives, tout comme le retrait militaire américain d’Irak est devenu une réalité.

Dès lors, se pose la question du lien entre les deux attentats, d’autant plus que l’organisation porte le slogan « l’État islamique en Irak et en Syrie » dit État islamique en Irak et au Sham, mais son mouvement à ce moment, qui coïncide avec crises et dossiers difficiles de l’Ukraine au dossier nucléaire iranien et au dossier yéménite, et il est possible qu’il ait permis l’infiltration de l’organisation et un retour à la renaissance.

Mais, est-ce cela pour réaliser son propre agenda ou pour les autres?

Ces questions ont été répondues par le chef du Centre de pensée politique en Irak, Ihsan Al-Shammari, dans une interview exclusive avec « Sawt Beirut International », où il a estimé que ce qui s’est passé dans la prison « Al-Hasakah » est similaire à ce qui s’est passé en Irak avec ce qu’on a appelé l’incident de la prise d’assaut de la prison « Abu Ghraib » en 2013. Et ses répercussions sur la situation sécuritaire non seulement en Irak, mais aussi sur le territoire syrien.

Al-Shammari a ajouté que l’incident « Al-Hasakah » constitue une annonce officielle du retour en force de « ISIS » au niveau de la géographie syrienne, en termes de méthode de réalisation de l’attaque contre une prison fortifiée, et la nature de les forces qui la protègent, « SDF » soutenues par les États-Unis d’Amérique.

Cela indique qu’il y a un grand défi de la part de cette organisation, soulignant que la force de « ISIS » aujourd’hui n’est pas celle dont nous avons été témoins ces dernières années, mais, il ne fait aucun doute qu’il ne faut pas séparer les deux événements car le credo ISIS est la terre du califat, et il n’est pas possible de séparer les deux événements Géographie de l’Irak et de la Syrie.

On peut dire que les ordres sont toujours émis à partir d’une salle des opérations, et celle-ci n’est pas séparée en termes de mouvement et d’organisation, même en ce qui concerne les opérations. Par conséquent, on peut souligner que cette synchronisation est très bien pensée, et ce qui s’est passé à Diyala, bien que n’étant pas à l’échelle de l’opération de la prison de Hasakah, peut être considéré comme une opération qualitative de très grande envergure, surtout si l’on connaît la nature de la cible .

Ici, il n’est pas possible de parler d’opérations éclair, mais plutôt d’une opération soigneusement planifiée en termes de ciblage d’un quartier général de l’armée irakienne et de faire un grand nombre de victimes.

Son but est notamment de faire passer de nombreux messages, et il faut prendre en compte que le contrôle de l’Afghanistan par le « mouvement taliban » a choqué le renouveau de cette organisation et sa remontée.

Al-Shammari a ajouté que la faiblesse du système de sécurité et l’incapacité du gouvernement irakien à contrôler confondent les cartes et approfondissent la crise politique actuelle, mais la chose la plus importante pour cette « organisation » est son succès militaire, mais cette question est largement exploité par les forces et partis politiques irakiens.

Et c’est entré dans la porte de marquer des points, notamment en ce qui concerne le choix du nouveau chef du gouvernement, et il y a une tentative d’utiliser cet incident dans un cas de supériorité pour certains partis armés et de considérer comme un gain pour eux de se présenter comme un dissuasif pour cette organisation qui surpasse l’armée nationale et est donc considérée comme une compensation pour elle des pertes politiques qu’elle a subies lors des dernières élections.

Il soulève son enjeu politique et la possibilité de négocier de nouvelles données en termes de menace « ISIS », en plus de sa coïncidence avec la sortie militaire des États-Unis, à laquelle ils s’accrochent au nom de l’agenda iranien. Cependant, il ne fait aucun doute que les frappes préventives américaines qui se déroulaient en coopération avec l’armée nationale ont joué un rôle dans la limitation de l’efficacité de l’organisation.

Al-Shammari a conclu que le « cadre de coordination » fera un grand usage de ce document.

Il a souligné que l’accord d’expulsion des membres de l’organisation qui a eu lieu au Liban a eu un grand impact, notamment en termes de transfert vers une zone géographique qui a facilité leur mouvement à la frontière irako-syrienne.

Ce qui lui a permis d’entrer dans les profondeurs de l’Irak. Par conséquent, on peut dire que l’ISIS est devenu un « pistolet à louer » et donc, le processus de l’exploiter à tous les niveaux et de tous les côtés est devenu une possibilité.

Par conséquent, son retour a de nombreux comptes rendus si c’est sur les terres syriennes et irakiennes et le recul iranien au niveau irakien, et il sera une cible d’influence et d’assistance à l’Irak de ce point de vue.

    la source :
  • Sawt Beirut International