SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 7 August 2022, Sunday |

La situation économique dépend de l’identité du prochain président

Tout ce qui concernait la question libanaise est devenu lié aux élections présidentielles, car ce dossier a été ouvert non seulement à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur et clairement notamment à travers la prise de position de l’ambassadrice de France à Beyrouth, Anne Grillo. Elle a déclaré que les partis libanais doivent élire un président à la hauteur des enjeux de la scène, et que le Liban n’est pas actuellement une priorité internationale.

Il est certain, selon des sources politiques de premier plan, que le président Michel Aoun quittera le palais de Baabda à la fin de son mandat. Ce qui n’est pas certain, cependant, c’est que la situation car une percée est liée à l’identité du président et à sa capacité à réaliser ce qu’on attend de lui. Comme ce n’est pas exact ce qui est dit d’une étape difficile actuellement qui ne dure que trois ou quatre mois, mais qui peut dépasser cette période pendant des mois car cela dépend de deux facteurs:

Premièrement: s’il y aura un vide dans la première présidence et que le processus d’élection du président échoue, le Liban connaîtra une nouvelle détérioration économique et sociale. Cela s’applique également à l’élection d’un président affilié au Hezbollah, car les pays ne traiteront pas avec le Liban et ne fourniront pas d’aide économique pour le sortir de sa réalité actuelle. Cela signifie également une nouvelle détérioration de la situation des Libanais.

Deuxiement: si un président est élu sur lequel il peut y avoir un consensus interne et externe, les relations internationales avec le Liban deviendront positives et réellement favorables. L’élection d’un tel président est un point de départ pour améliorer la situation.

Des sources considèrent qu’il y a une concurrence entre les candidats du 8 mars, c’est-à-dire entre le député Gebran Bassil et l’ancien député Suleiman Franjieh.Et les choses seront tranchées en faveur de l’un d’entre eux. Le candidat de l’opposition sera le chef du Parti des Forces libanaises, Samir Geagea.

A savoir que les deux équipes ont 65 députés, et donc les deux équipes ont la capacité de faire obstruction. L’opposition et la révolution compte 67 députés, et le 8 mars compte 61 députés avec Bassil.

Les sources révèlent des contacts intenses pris par les partis d’opposition avec les représentants de la révolution afin d’unifier la position sur les élections présidentielles, car toute erreur de la part des représentants de la révolution entravera l’arrivée d’un président accepté par la plupart des Libanais et l’étranger.

Le climat extérieur a un impact sur ce droit. La chose la plus importante qui pourrait avoir un impact est le sort de l’accord nucléaire entre Washington et Téhéran. L’absence de signature compliquera les élections présidentielles au Liban, et la réalisation de l’accord conduira à des ententes et des règlements dans la région, au premier rang desquels figure le dossier de la présidence libanaise.

    la source :
  • Sawt Beirut International