SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 21 October 2021, Thursday |

La souveraineté libanaise est perdue entre les frontières maritimes et terrestres, et sa perte est devenue une réalité… Quel est le prix à payer ?

Après que la délégation libanaise ait cessé de mener à bien les négociations pour la démarcation des frontières maritimes contestées avec Israël, attribuant la raison aux « conditions préalables israéliennes en termes de limitation de la négociation à une zone de 860 kilomètres carrés, sur la base des directives du président Michel Aoun, il a été assuré à tout le monde à l’époque qu’il n’y aurait pas de retour à la table de Naqoura, d’autant plus qu’il n’a pas précisé une autre date de retour à la table des négociations, sachant qu’il avait été convenu de tenir la sixième session au cours de la cinquième session de négociations entre les délégations israélienne et libanaise sous les auspices des Nations Unies et de la médiation américaine, après une interruption d’environ 5 mois. »

Hier, la société américaine Halliburton a annoncé qu’elle avait remporté un contrat d’exploration de pétrole et de gaz pour Israël dans la zone marine contestée, plus précisément dans la zone qui comprend le bloc 9.

Cette annonce confirme que le Liban a perdu son droit de négocier sur le bloc dont nous avons parlé plus haut, car l’attribution de la société « Halliburton » est devenue une réalité incontournable, malgré les voix qui se sont élevées, dont la première était celle du parrain de l’accord dit « cadre », le président du Parlement libanais, Nabih Berri, qui a estimé que « l’établissement de l’entité israélienne en concluant des contrats de forage dans la zone contestée en mer, elle viole l’accord-cadre », expliquant que « la persistance de l’entité israélienne dans son agression menace la paix et la sécurité internationales ».

Cette position a coïncidé avec un tweet de l’ancien député Walid Joumblatt, qui a clairement décrit la réalité en considérant que cette attribution « signifie enterrer le dernier pouce de souveraineté du Liban sur ses richesses et ses capacités. »

Une source suivant ces négociations a considéré dans une interview avec « Sawt Beirut International » que depuis que le président Michel Aoun a refusé le 13 avril dernier de signer le décret modifiant les frontières maritimes sud, qui porte le numéro 6433, qui note le droit du Liban à récupérer 1, 430 km de la zone maritime contestée après avoir commencé le premier tour en Octobre 2020 sous le prétexte de violations constitutionnelles et juridiques et une demande de le renvoyer au Secrétariat général du Conseil des ministres parce que le décret nécessite la décision du gouvernement dans son ensemble, mais le Premier ministre démissionnaire Hassan Diab a confirmé qu’il peut être remplacé par une approbation exceptionnelle délivrée par lui et le Président de la République ensemble, mais il n’a pas suivi son chemin à signer.

La source poursuit que les négociations entre le Liban et Israël ont officiellement pris fin avec la signature d’un contrat d’exploration avec la société « Halliburton » dans la zone contestée. Il faut noter que le Liban est celui qui a perdu l’occasion de récupérer son droit en refusant d’envoyer le décret modifié.

Ici, la source pose la question : Quelle est la position de la Présidence de la République sur cet événement, et où est l’axe d’opposition qui veut libérer Jérusalem, et qui ne peut pas arrêter le processus d’extraction du gaz à une distance telle que ses obus n’ont pas besoin de traverser les colonies israéliennes pour atteindre au-delà de Haïfa, comme le secrétaire du Hezbollah Hassan NasrAllah le répète ? Ou que l’euphorie de la célébration de l’ouverture de la route aux camions-citerenes de pétrole transportant du pétrole iranien porte avec elle des règlements aux dépens du peuple libanais et de quelques intérêts étroits liés aux sanctions contre certains individus qui ont pour slogan « liberté, souveraineté, indépendance. » Le Liban mérite-t-il donc de perdre un gisement de pétrole qui peut reconstruire le Liban au profit de ces intérêts ?