SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 22 October 2021, Friday |

La Syrie…entre deux nouvelles concessions

Les citoyens ordinaires ne sont pas à blâmer lorsqu’ils paient le prix des guerres civiles et des conflits militaires s’ils voient dans certains termes politiques, juridiques et même constitutionnels, un luxe linguistique inutile et aucun intérêt de leur part pour celui-ci. Les Syriens, à l’intérieur ou à l’extérieur de leur pays, considèrent que les activités du Comité constitutionnel mixte syrien sont pour la plupart absurdes, qu’il s’agit plutôt d’une perte de temps et d’inter-disputes, ainsi que d’une adolescence politique, caractéristique qui accompagne la plupart des personnes concernées par les affaires politiques syriennes au sein de l’opposition.

Le récent exposé officiel de l’envoyé international en Syrie, Geir Pedersen, devant le Conseil de sécurité, a soulevé une vive controverse, la raison, selon certains, était basée sur l’utilisation par l’envoyé de l’ONU du terme justice réparatrice pendant son discours, qui est étrange aux résolutions du Conseil de sécurité liées au dossier syrien, comme l’ont dit certains membres du Comité constitutionnel, et au premier rang d’entre eux se trouve son président issu de l’opposition, Hadi Al-Bahra.

Mais le bureau de l’envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie a admis plus tard ce qu’il a appelé une erreur technique involontaire, et son admission a conduit à la description cachée de certains membres du tiers intermédiaire, c’est-à-dire la société civile, qu’ils ont soulevé des points au cours de la dernière session du Comité constitutionnel liés à la justice réparatrice, mais ils n’ont pas utilisé ce terme dans leurs déclarations écrites et orales.

Le tiers intermédiaire, faussement appelé société civile au sein du comité, est principalement soumis à l’agenda et aux ordres de ceux qui l’ont nommé, et nombre d’entre eux reçoivent leurs salaires en dollars de la part d’entités politiques, un tel prétend avoir été juge dans le passé et est membre d’un mouvement politique, un autre tisse des récits de son héroïsme révolutionnaire, et il est le clown d’un cirque virtuel de politiciens syriens vivant au Qatar.

Le tiers d’opposition du comité n’est pas en meilleure condition que le tiers civil, alors comment des membres qui ne savent pas écrire leur nom en arabe, et encore moins en anglais, peuvent-ils écrire pour les Syriens leur constitution ? Et certains d’entre eux ont pratiqué le trafic d’êtres humains et la vente de visas, et sont devenus des hommes d’affaires après qu’il se soit retrouvé les mains vides, et le dernier à être poursuivi pour une infraction criminelle documentée, et il a été lésé, et s’il n’y avait pas eu les pressions d’un appareil de renseignement régional bien connu, il n’aurait pas eu sa part dans une nomination au sein d’un comité qui est censé être respectueux de son travail et de la réputation de ses membres.

Les déclarations qui ont porté les termes de surenchère de tous les partis de l’opposition, ont clairement et nettement reflété l’ampleur du fossé réel entre ce que vivent les Syriens qui souffrent, et ce que vit cette opposition frériste en termes de luxe d’expression, et de capacité à tordre le cou aux textes pour faire durer la crise – pour ne pas dire les crises – et ne pas la résoudre au plus vite.

La réalité à laquelle la Syrie assiste encore est loin d’une justice compensatoire ou réparatrice, ainsi que d’une justice transitionnelle souhaitée, et les jours prouvent que les forces du mal en Syrie, y compris les occupants, les extrémistes et les tyrans, ont l’intention d’établir des concepts de vengeance contre tous les Syriens sur le terrain, quelle que soit leur affiliation ou leur position.

En parlant de la Syrie et de sa catastrophe, les sages citent ce qu’a tweeté, il y a quelques jours, l’un des symboles éminents de la diplomatie arabe, Anwar Gargash, ministre d’État aux affaires étrangères des Émirats arabes unis, l’homme, en vertu de sa vaste expérience, a souligné qu’il n’existe pas de formule magique pour traiter l’accumulation de crises que certains pays ont connue au cours du soi-disant printemps arabe, qui a exacerbé ces crises et ces défis, et ne leur a pas apporté de vision ou de traitement.

Et parier sur l’état des institutions et du droit dans la future Syrie, par exemple, mais pas seulement, ne peut s’accompagner d’aucune vision de développement pour un pays dans lequel la Confrérie des Frères musulmans, par son agenda malveillant, aspire à reproduire l’expérience de La confrérie des Frères musulmans égyptiens, qui a été abattue par les masses du peuple égyptien en empêchant le pays de tomber dans les griffes de l’idéologie extrémiste et terroriste de la Confrérie.

Et la situation en Syrie ne sera pas appropriée sauf si les Syriens se réunissent sur une parole commune entre eux, dans laquelle ils recourent aux intérêts de leur pays et pas des autres, pour les aider dans cela leur environnement arabe, qui représente la profondeur historique et civilisée pour eux. Il existe des attitudes positives bien connues et des pays qualifiés pour jouer ce rôle pacifique, conciliant et négociateur, avec en tête l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte, grâce au travail diplomatique inlassable et permanent de ces frères afin d’aider tous les Syriens sans discrimination.