SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

La Syrie n’accepte pas les droits du Liban, sauf sous la pression internationale

Peut-être que la tentative du Liban d’entamer des discussions avec la Syrie sur la démarcation des frontières terrestres et maritimes entre eux nécessite une grande médiation similaire à la médiation américaine, qui a abouti à la signature, jeudi, de l’accord de démarcation des frontières maritimes entre le Liban et Israël par le médiateur américain, Amos Hochstein. La Russie a offert sa médiation concernant la démarcation avec la Syrie, mais la position syrienne est encore ambiguë, surtout après les excuses pour l’accueil de la délégation libanaise, qui devait lui rendre visite aujourd’hui, mercredi, ce qui a choqué les responsables libanais, même si l’initiative du Liban est venue à la fin de l’ère du président Michel Aoun.

Des sources diplomatiques bien informées ont déclaré à « Sawt Beirut International » qu’après la découverte de gaz en Méditerranée orientale par la société russe « Capital » et dans le bloc syrien n° 1, le Liban s’est retrouvé qu’il doit préserver ses droits dans les blocs libanais 1 et 2, surtout que le bloc syrien 1 chevauche les frontières maritimes libanaises, bien que le Liban ait envoyé le décret 6433 à l’ONU pour l’informer de ses frontières maritimes en 2011.

C’est un problème historique qui n’a pas été résolu depuis des décennies. De nombreuses positions syriennes ont été enregistrées pour éluder le sujet et lui fermer la porte. La première est l’incapacité de décider où commencer les négociations sur le point de démarcation au nord, ou à partir du sud. Et dans un autre temps, la Syrie dit qu’elle est en train de négocier avec la Jordanie au sujet de la démarcation, et quand elle aura terminé, elle commencera à répondre à la demande libanaise de démarcation, après avoir approuvé la création d’un comité conjoint comprenant les deux pays pour commencer la démarcation il y a environ 14 ans.

En 2006, la question de la démarcation a été soulevée sur la base de la résolution 1680 et de la table de dialogue interne libanaise qui a été convoquée pour mettre en œuvre les résolutions internationales.

En outre, il existe une question non résolue concernant la démarcation terrestre, à savoir la zone libanaise des fermes de Chebaa, qui est occupée par Israël. La Syrie doit informer officiellement les Nations unies que cette zone est libanaise, et elle ne l’a fait que par une déclaration verbale. Cela ne compte pas comme une solution officielle à la question des fermes libanaises. Chaque question de souveraineté libanaise est un motif de rejet par la partie syrienne, qui élude toujours la démarcation.

La Syrie se dérobe en ce qui concerne les fermes de Chebaa pour les maintenir sous occupation et continuer à prétexter la résistance et le maintien des armes du Hezbollah, et se dérobe en ce qui concerne l’ensemble de la frontière terrestre, longue de 375 kilomètres, pour maintenir tous les aspects de la contrebande, en particulier la contrebande d’armes, de fournitures et de personnes. La Syrie échappe également à la démarcation des frontières maritimes, dans l’espoir de s’emparer des richesses cachées du Liban dans la mer. Les cartes dont dispose l’armée libanaise prouvent que les fermes de Chebaa sont libanaises et que les terres appartenant aux Libanais à l’intérieur de cette zone.

Malgré ces faits, la Syrie s’abstient de fournir au Liban et aux Nations unies un document prouvant que les fermes sont libanaises. Il n’existe pas un seul document syrien mettant en évidence sa nationalité libanaise, ce qui affecte la négociation sur la démarcation.

Il est certain, selon les sources, que le comportement de la Syrie envers le Liban n’est correct que sous la pression internationale. L’atmosphère internationale est-elle prête pour cela, et la nouvelle phase des règlements attendus dans la région apportera-t-elle quelque chose de nouveau à la ligne de démarcation avec la Syrie ?

    la source :
  • Sawt Beirut International