SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 January 2023, Sunday |

La visite de Borrell au Liban est « exploratoire » avant l’imposition des sanctions

Les pays travaillent avec le Liban et toutes ses possibilités, ils traitent la réalité libanaise comme si le gouvernement va se former, et comme s’il ne le serait pas bientôt, en même temps.

La France a demandé à l’Union européenne d’agir en ce qui concerne la mise en place d’un régime de sanctions spécial pour le Liban afin d’imposer des sanctions à ceux qui entravent la formation du gouvernement.Le haut-commissariat de l’Union a pris en charge de la préparation, selon des sources diplomatiques européennes.Ces sources ont déclaré à « Sawt Beirut International » que Le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union a participé à l’élaboration de ce système, c’est-à-dire que l’administration du ministre des Affaires étrangères de l’Union, Josep Borrell, a pris en charge sa préparation.Cependant, les sanctions ne seront pas imposées avant de nouvelles discussions avec les responsables libanais sur la nécessité de former un gouvernement dès que possible.Borrell a assumé cette tâche,il arrive à Beyrouth aujourd’hui, et commence demain, samedi, avec ses réunions afin de prendre la décision.

Les sources ont révélé que de grands progrès ont été accomplis dans la création de ce système, qui s’appliquera désormais à des parties non spécifiées,mais il ciblera des individus et des groupes,et il a besoin de l’approbation des 27 États membres de l’union.Borrell est en visite à Beyrouth à la demande du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, pour explorer la situation libanaise, d’autant plus que la mise en œuvre du système a besoin de précision, pour ne pas être remise en cause.

Ainsi, Borrell vient montrer la volonté de la France et de l’Union de contribuer à la solution, de s’enquérir de celle-ci, et de proposer ses services pour aider à sortir de la situation actuelle dans laquelle se trouve le Liban.Cette étape a lieu avant que l’Union commence à appliquer des sanctions graves,notant que les sanctions européennes sont exécutées sous la pression française, et la majorité des pays de l’UE y consentent, à l’exception de deux pays seulement,mais cela sera résolu et ne constituera pas un obstacle à l’imposition de sanctions.Les sources révèlent que les sanctions ne seront pas imposées au Liban en tant qu’État, mais à des individus et des groupes,néanmoins ses répercussions et ses effets sont à l’étude. La visite de Borrell n’est pas porteuse d’une nouvelle initiative,la solution s’est connue un gouvernement de spécialistes qui entreprend des réformes qui reçoit une aide financière de la communauté internationale.

Borrell doit soumettre un rapport au sommet européen à la suite de sa visite au Liban.Et il s’avère aux sources, que Borrell ne ressentira pas le sérieux de certains partis en cherchant à former un gouvernement,par conséquent, les Européens devront décider leur position quant aux sanctions, soit des sanctions globales, soit chaque pays imposent séparément.

Il y a donc des sanctions si un gouvernement n’est pas formé,mais la France et l’Union ne laisseront pas le Liban. Il y a une aide à l’armée libanaise, et une aide sociale dans le cadre d’une certaine administration pour continuer à fournir des services aux Libanais, et elle est menacée par l’effondrement.En cas de formation du gouvernement, il existe un délai pour arranger les affaires internes avant d’entrer dans l’étape des réformes qui nécessitent des décisions audacieuses et un rôle important pour le parlement,avec l’accord entre les partis politiques.