SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 9 August 2022, Tuesday |

La visite de Mikati à Baabda… Une nouvelle solution, sous une autre forme !

Dès que le président Najib Mikati a annoncé son appel à la tenue d’une session du cabinet, après avoir reçu le budget dans les deux prochains jours, lors de sa première visite à Baabda en cette nouvelle année, où il s’est mis d’accord avec le président Aoun sur la signature d’un décret pour l’ouverture d’une session parlementaire exceptionnelle pour approuver le projet de budget, les signatures ont commencé à affluer sur de nombreux sujets, y compris les 16 lois approuvées par la Chambre des représentants lors de sa dernière session, à partir desquelles le chef du « Courant patriotique libre » a commencé à menacer de contester les amendements apportés à la loi électorale.

Au cours de la visite, le président Mikati a contacté le président du Parlement, Nabih Berri, pour l’informer de ce qui a été convenu, en particulier en ce qui concerne l’approbation de la session exceptionnelle, dans laquelle le président n’a pas signé, a été confronté à une pétition signée par environ 62 députés qui ont menacé de l’empêcher de signer, mais l’approbation de ce point, et selon ce qu’une source a dit à « Sawt Beirut International », n’est pas directement liée à cette étape, mais plutôt une tentative de Mikati de parvenir à un « règlement » qui reproduit ce qui est indiqué par les mots du Premier ministre sur sa non-interférence avec le système judiciaire, mais que les ministres et les parlementaires peuvent être jugés devant leur propre Conseil suprême tout comme les « militaires » sont jugés devant le tribunal, mais tranquillement, et sur un feu lent, qui commence avec la tenue de la session exceptionnelle, dans laquelle il prolonge le processus de restriction de l’enquête de l’enquêteur judiciaire Tarek Bitar, et en contrepartie, d’autres règlements auront lieu dans les dossiers relatifs aux nominations et au décret de promotion des officiers de la session de 1994 et des gardes forestiers, et d’autres nominations qui pourraient apparaître prochainement. Et ainsi, le « Courant patriotique libre » obtiendra les cartes qui formeront un « levier » pour lui lors des prochaines élections législatives d’une part, satisfaisant ainsi son principal allié (Hezbollah). Bassil sait pertinemment que la relation et l’alliance étroite de Hezbollah avec le président Nabih Berri ne le marchandera pas en échange de son alliance avec « le courant » et c’est ce que Bassil a exprimé dans sa dernière conférence de presse.

La source ajoute que le fait que le secrétaire général du « Hezbollah » Hassan Nasrallah ait ignoré ce qui a été mentionné dans les paroles de Bassil et qu’il se soit contenté de souligner l’importance du dialogue et l’attachement du « Hezbollah » à ses alliés et amis, ainsi que son adhésion à « l’accord de Mar Mikhael » est la preuve évidente que les choses vont se dérouler dans la logique de donner à Bassil des prix de consolation, afin qu’il puisse affronter les élections -qu’il avait parié sur l’annulation- à travers l’appel soumis par son bloc.

La source a conclu que les efforts qui ont commencé à apparaître sur la scène à travers la visite du Major Général Abbas Ibrahim à Ain al-Tineh, pourraient redonner de l’élan au rôle du Directeur Général de la Sécurité Publique afin de raviver ses fonctions de médiateur. Alors, assisterons-nous à des tournées de navettes, qui pourraient éteindre le feu que Bassil a allumé, au début de la nouvelle année ?