SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 9 December 2022, Friday |

L’accélération de la démarcation a-t-elle un effet sur l’identité du nouveau président libanais ?

Le dossier de la Présidence de la République est-il affecté par la question de la démarcation des frontières maritimes en fonction du trait qui caractérisera le nouveau président et de l’étendue de sa proximité avec les politiques ou avec le « Hezbollah » ?

Des sources diplomatiques occidentales à Beyrouth ont déclaré à « Sawt Beirut International » que deux possibilités sont en cours de discussion.

La première possibilité est que la démarcation se reflète positivement sur les demandes des partis politiques pour que le Président de la République ait une tendance souveraine, et que le « Hezbollah » ne s’y oppose pas parce qu’il croit qu’après la démarcation et à la lumière de l’exploration et de l’extraction du pétrole, le Liban aura besoin d’un président qui est proche de l’Occident et qui peut coopérer avec l’Occident afin d’accélérer le processus pour que le Liban bénéficie de sa richesse en gaz et en pétrole, dont le Hezbollah bénéficiera sans aucun doute aussi.

Par conséquent, le président peut envoyer des messages à l’Occident que lui et l’Iran derrière lui font preuve d’une coopération locale et indirecte avec l’Occident, selon des critères spécifiques, car l’Iran et son allié le Hezbollah n’abandonneront pas en principe la carte libanaise et les gains dans ce document, à moins qu’ils n’obtiennent d’autres gains plus vitaux et plus importants.

La question de la richesse qui provient de l’énergie est très importante pour eux (Le Hezbollah et l’Iran), avec la nécessité de permettre au Liban de coopérer avec le FMI et avec les pays occidentaux et arabes pour obtenir l’aide et le financement nécessaires pour arrêter l’effondrement.

Quant à la deuxième lecture diplomatique, concernant les reflets de l’accord sur la démarcation sur l’identité du nouveau président de la république, elle dit que le « Hezbollah », qui ne se battait pas dans le processus de négociation et qui a travaillé pour fournir une couverture politique à la position unifiée des trois présidents sur le côté positif en traitant le dossier de la négociation sur la démarcation, veut que les Américains en paient le prix, et ce prix est qu’un allié du Hezbollah accède à la présidence ou toute personnalité que le Hezbollah considère comme complémentaire à sa stratégie et à celle de l’Iran derrière lui dans le dossier libanais.

C’est-à-dire que le Hezbollah a négocié positivement dans le dossier de la démarcation en échange de la prise d’une plus grande influence par lui et ses alliés dans le pays, c’est-à-dire pour en recevoir le résultat en politique.

Il est certain, selon les sources, que la deuxième possibilité ne satisfera pas l’équipe souveraine si elle se produit, mais il est important d’avoir des contacts avec l’administration américaine visant à ce que le Liban, sa souveraineté et l’indépendance de sa libre décision, ne paie pas un prix plus élevé que celui qu’il paie actuellement.

Et aussi le Liban doit obtenir ses droits pour construire un pays et d’arrêter l’effondrement et revenir à la voie d’une solution économique, notant que l’unification de la position des trois présidents dans la négociation de la démarcation est venu avec un effort diplomatique américain, comme la question était une exigence de l’administration américaine, et « Hezbollah » n’a pas entraver la voie.

    la source :
  • Sawt Beirut International