SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2022, Monday |

L’administration se verra obligée de négocier avec les républicains au Congrès

Les républicains remportant les élections de mi-mandat au Congrès qui n’étaient pas miraculeuses, mais pas ordinaires, l’attention se tourne vers la mesure dans laquelle cela affectera la politique étrangère de l’administration démocrate américaine, et où elle a vu un changement remarquable par rapport à ce qui était la politique étrangère de l’administration républicaine précédente dirigée par Donald Trump.

Des sources diplomatiques occidentales ont déclaré à Sawt Beirut International que l’administration démocrate se verra obligée de négocier avec les républicains majoritaires au nouveau Congrès afin d’établir sa politique étrangère, en particulier sa politique de financement aux niveaux extérieur et intérieur, sachant que le président américain en vertu de la loi dispose d’une grande marge de liberté pour prendre des décisions, en particulier dans la formulation de la politique étrangère, qui ne devrait pas changer complètement mais faire face à de grandes pressions, d’autant plus que les républicains ne sont pas satisfaits du comportement de l’administration. La clémence » avec l’Iran, et ils l’ont vu dans la façon dont il négocie avec lui pour arrêter son programme nucléaire.

Ainsi, le président Joe Biden devra travailler avec les républicains et faire passer des choses qui les intéressent et qui sont considérées comme des constantes pour eux, et cela peut être comme un moyen de prendre une place et de présenter des attitudes positives ailleurs, mais des sources soulignent qu’après la division nette entre les deux partis, il ne sera pas facile de coopérer entre eux dès le premier jour.

Les sources ont expliqué que l’Iran est le principal défi de la politique étrangère américaine, mais les républicains ont l’intention de changer la politique de sympathie et de clémence à son égard et de tenir l’administration responsable de cela, car ils considèrent que la clémence à son égard se fait au détriment des relations avec les pays alliés des États-Unis, qui doivent être préservées.

Les républicains veulent également que l’administration soutienne les manifestations populaires iraniennes, et c’est ce sur quoi ils vont travailler, car ils ont constaté, selon les sources, que l’administration n’a enregistré aucun mouvement concret pour soutenir les manifestants malgré les objectifs communs entre eux et la politique majeure des États-Unis.

Les sources pensent que les républicains font pression sur l’administration pour qu’elle soutienne les politiques de leurs alliés, en particulier en termes de faire quelque chose au niveau de la paix au Moyen-Orient, où Biden a arrêté le chemin des accords de paix abrahamiques, mais n’a pas proposé d’alternative à ceux-ci, il n’a pas travaillé à la mise en œuvre de l’Initiative de paix arabe, n’a pas achevé la voie abrahamique et n’a pas parlé d’autres plans pour cela. Ainsi, un retour fort des républicains au Congrès peut être un moyen de rétablir les relations avec les alliés, et de faire pression pour corriger « l’approche démocratique » des dossiers de la région.

Même en ce qui concerne l’accord de démarcation de la frontière maritime entre le Liban et Israël, les républicains s’opposent à cet accord, qu’ils considèrent comme ayant atteint des intérêts personnels et électoraux, dans les trois pays concernés, à savoir le Liban, Israël et les États-Unis, et n’a pas atteint l’intérêt de l’État libanais.

    la source :
  • Sawt Beirut International